Amibe

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Dernière modification de cette page le 20 avril 2017
Anglais : amoeba
Espagnol : ameba ou amiba
Étymologie : grec ἀμοιϐή amoibể don en retour, récompense
n. f. Nom générique pour des protozoaires libres ou parasites appartenant à l'embranchement des Sarcomastigophora (sous-embranchement des Sarcodina, classe des Rhizopoda, ordre des Amoebida). Les genres parasites de l'Homme, plus ou moins pathogènes, appartiennent à la famille des Entamoebida : genres Entamoeba, Endolimax, Iodamoeba, tandis que le genre Dientamoeba, longtemps inclus dans cette famille, est maintenant considéré comme un flagellé.
Cellule unique, de forme variable et changeante, capable de se mouvoir par des expansions cytoplasmiques transitoires, les pseudopodes, qui assurent également la capture des particules alimentaires (phagotrophie) : c'est le trophozoïte. Multiplication par mitose simplifiée. Immobile et limité par une paroi épaisse, le kyste est la forme de résistance et de dissémination.
Espèces intéressant la parasitologie humaine : Entamoeba histolytica, spécifique de l'Homme et pathogène; E. dispar, E. hartmanni, E. coli, également parasites du côlon, considérées comme commensales, et importantes à connaître pour le diagnostic microscopique différentiel, ainsi que E. gingivalis, saprozoïte de la cavité buccale; Endolimax nana et Iodamoeba butschlii, commensales du côlon humain.

Entamoeba histolytica, dans le côlon humain, se présente sous trois formes :
  • forme minuta, trophozoïte de 10 µm environ, peu mobile, ayant un rôle d'infestation sans caractère pathogène ;
  • forme histolytica d'environ 30 µm, par acquisition d'un pouvoir cytolytique marqué par l'hématophagie ;
  • kyste immobile se formant uniquement à partir de la forme minuta, forme de résistance, éliminée dans le milieu extérieur avec les fèces, et à l'origine de la contamination d'autres sujets par ingestion d'eau ou de crudités souillées.
Le cycle biphasique comprend:
  • Une phase non pathogène (amoebose infestation) : les trophozoïtes sous la forme minuta se multiplient sous la même forme, puis se transforment en kystes à quatre noyaux, très résistants dans le milieu extérieur; ils sont éliminés par les fèces. à ce stade, le sujet infecté se comporte comme un porteur sain, disséminateur de kystes. Sous l'influence des sucs digestifs, les kystes ingérés libèrent de jeunes amibes (huit par kyste), capables de donner des kystes à leur tour
  • Une phase pathogène (amoebose maladie) caractérisée par la transformation des trophozoïtes minuta en trophozoïtes histolytica sous l'influence de facteurs d'environnement (désordres intestinaux, déséquilibre de la flore...). L'acquisition du pouvoir nécrosant de la forme histolytique est objectivée par son hématophagie et par son passage dans la sous-muqueuse en y formant des microabcès à partir desquels la diffusion du parasite sera possible in situ ou à distance. La forme histolytique ne s'enkyste pas directement.''


Amibe libre

Anglais : free amoeba
Espagnol : ameba libre
Comme les amibes parasites, les amibes libres sont des protozoaires de l'ordre des Amœbida des genres Acanthamoeba, Naegleria, qui vivent librement dans la nature sous la forme trophozoïte mobile et la forme kyste immobile : dans le sol, les eaux douces (lacs et rivières, piscines, canalisations, climatiseurs) où elles s'alimentent en bactéries et réalisent leur cycle naturel (multiplication par mitoses des trophozoïtes, dissémination par les kystes).
Certaines espèces peuvent, à l'occasion d'une conjoncture favorable, provoquer chez l'Homme des manifestations aiguës et graves susceptibles d'induire, selon le genre considéré, des kératites, encéphalomyélites granulomateuses ou méningoencéphalites amibiennes primitives par pénétration de la forme kystique de dissémination et de résistance. Les kératites amibiennes à Acanthamoeba apparaissent chez le porteur de lentilles ou à la suite d'un traumatisme éventuellement mineur. Naegleria fowleri est responsable de la méningoencéphalite amibienne primitive consécutive à un bain en eau de bassin ou en eau sauvage, réchauffée et insuffisamment désinfectée.

Les trophozoïtes inhalés avec l'eau suivent le trajet du nerf olfactif. Au bout de 2 à 15 jours, apparaissent brutalement les symptômes d'une méningite (céphalées, vomissement, signes méningés, fièvre), puis une évolution fulminante vers l'encéphalite et le coma, la mort survenant en une semaine par œdème pulmonaire et arrêt cardiorespiratoire.
Diagnostic par identification du parasite. Traitement à instituer rapidement : amphotéricine B et rifamycine. Hygiène des bassins et piscines : traitement par les générateurs d’acide hypochloreux.


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