Apomorphine

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Dernière modification de cette page le 04 juillet 2017


Pharmacognosie - Pharmacologie



Apomorphine.

Anglais : apomorphine
Espagnol : apomorfina
Étymologie : grec άπο apo à partir de (avec une notion d'éloignement, de séparation) et français morphine
n. f. Dérivé hémisynthétique de la morphine à squelette aporphine, obtenu par chauffage de la morphine en présence d’acide chlorhydrique concentré. Dénuée de propriétés analgésiques et non toxicomanogène, elle est un agoniste non sélectif des récepteurs dopaminergiques D1 et D2. Propriétés émétiques puissantes (par stimulation de la trigger zone) et antiparkinsoniennes (en agissant sur les récepteurs post synaptiques de la voie nigro-striée).

Inscrite à la Pharmacopée Européenne, monographie 07/2012, 0136 (chlorhydrate d’, hémihydraté).

Emploi sous forme de chlorhydrate ou de chlorhydrate hémihydraté (par voie SC ; selon les cas en injections intermittentes ou par perfusions SC continues par mini pompe ou par pousse-seringue ; jamais par voie IV), en traitement des fluctuations motrices invalidantes (phénomène « on-off ») insuffisamment contrôlées par un traitement antiparkinsonien par voie orale avec des doses adaptées.
En raison de ses effets émétisants, l'apomorphine est associée à l'utilisation de dompéridone, à la dose efficace la plus faible, pour une période la plus courte possible (précautions indispensables pour éviter la survenue possible de troubles cardiaques graves liés à la dompéridone). Nombreux effets indésirables, parmi lesquels la possibilité de troubles du contrôle des impulsions (dépendance au jeu, augmentation de la libido, hypersexualité, dépenses et achats compulsifs…).
L'apomorphine a été utilisée également dans le traitement des dysfonctionnements érectiles (voie sublinguale).


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