Atropine

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Dernière modification de cette page le 02 mars 2017


Pharmacognosie - Pharmacologie



Atropine.

Anglais : atropine
Espagnol : atropina
Étymologie : latin Atropa (genre botanique auquel appartient la belladone qui renferme cette substance), lui-même du grec Ἄτροπος Átropos, Parque chargée de couper le fil de la vie, suffixe –ine
n. f. Alcaloïde présent dans diverses Solanaceae, dites « mydriatiques », des genres Atropa (belladone), Datura (stramoine), Hyoscyamus (jusquiames), Brugmansia et Duboisia ; ester de l’acide (±)-tropique et du tropanol (3α-hydroxytropane) ; forme racémique de l’hyoscyamine lévogyre. Substance de référence des parasympatholytiques par antagonisme des différents sous-types des récepteurs muscariniques à l’acétylcholine : tableau clinique classique (mydriase, inhibition des sécrétions, relaxation des muscles lisses, bronchodilatation, accélération cardiaque).

Inscrite sur la liste des Médicaments essentiels de l'OMS et à la Pharmacopée Européenne, monographies 07/2010, 2056 et 04/2008, 0068 (sulfate d').

Utilisation pharmaceutique actuellement limitée ; par voie injectable en anesthésiologie pour prévenir la bradycardie, comme antidote des intoxications aiguës par les anticholinestérasiques, en collyre comme mydriatique d’action prolongée. L’intoxication par l’atropine (particulièrement grave chez l’enfant) est rare et se caractérise notamment par des manifestations délirantes et des convulsions (délire atropinique). Contre-indication majeure : glaucome à angle fermé. L’atropine a servi de modèle en pharmacochimie pour la découverte d’anticholinergiques (atropiniques synthétiques).

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