Bismuth

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Dernière modification de cette page le 18 avril 2017
Anglais : bismuth
Espagnol : bismuto
Allemand : Bismut
Étymologie : allemand « wissmat » de weisse masse, matière blanche
n. m. [math]{}^{209}_{83}\mathrm{Bi}[/math], élément métallique blanc jaunâtre de la 15e colonne de la classification périodique (6e période), de configuration électronique [Xe] 4f14 5d10 6s2 6p3 (configuration électronique externe du type de celles du phosphore, de l’arsenic et de l’antimoine).
L'organisme humain, en absence de traitement, renferme très peu de bismuth ; sa concentration plasmatique est inférieure à 1 μg/L.

Le bismuth a été largement utilisé en France, entre les années 1964 et 1974, par voie orale, dans le traitement de l’ulcère gastroduodénal et de diverses affections digestives (dyspepsie, diarrhée, constipation, colites), ceci sous forme de divers sels insolubles, d'absorption digestive limitée, présentant donc a priori un risque de toxicité faible. Des encéphalopathies indiscutablement liées à la prise de bismuth ont conduit le ministère de la Santé, en 1978, à en interdire l’usage en gastro-entérologie. Toutefois, il a été réintroduit, en 2012, sous forme de sous-citrate potassique, dans le traitement de l'ulcère gastroduodénal lié à Helicobacter pylori , en association à l'oméprazole et à deux antibiotiques, métronidazole + tétracycline. Il est, cependant, fortement recommandé de ne l'utiliser qu'avec prudence, tant que les effets indésirables neurologiques graves, notamment le risque d'encéphalopathie, n'ont pas été correctement évalués.


Succinate de bismuth.

Le sous-succinate et le succinate de bismuth sont préconisés en suppositoires, associés à des fluidifiants des sécrétions bronchiques et des expectorants, comme antiseptique des voies respiratoires, dans le traitement d'appoint des affections de la gorge (angines, enrouements, laryngites, pharyngites).
Le sous-nitrate ainsi que le gluconate de bismuth sont utilisés en oligothérapie comme modificateurs du terrain au cours des états grippaux et des infections virales du nez, de la gorge et des oreilles.
Le gallate de bismuth est utilisé en suppositoires, en association avec l’oxyde de bismuth et un anesthésique local, dans le traitement des hémorroïdes.
Le nitrate et le gallate basiques de bismuth utilisés, en usage externe, comme topique et cicatrisant, ont été retirés du marché.

Historique : En 1450, Basileus Valentinus (1565 – 1624) fait référence au bismuth sous le nom de wismut, et le caractérise comme un métal. Quelques années plus tard, Paracelse (Théophraste Bombast von Hohenheim, 1493 – 1541, médecin suisse) le nomme « wissmat », matière blanche et le considère comme un demi-métal. La première description claire du bismuth, en tant que métal, est celle de Georgius Agricola (1494 –1555), connu sous le nom d'Agricola, mais de son vrai nom Georg Pawer1 ou George Bauer, savant allemand du XVIe siècle, considéré comme le « père de la minéralogie et de la métallurgie », du fait de son ouvrage majeur De Re Metallica.

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