Curarisant

De Acadpharm
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Dernière modification de cette page le 19 janvier 2016
Anglais : neuromuscular-blocking agent
Espagnol : agente bloqueante neuromuscular ou curarizante
Étymologie : incertaine, pourrait venir d'une langue caraïbe urari « la mort qui tue tout bas », puis de l'espagnol curare ou du mot caraïbe k-urary « là où il vient, on tombe » [de our et ar, venir et tomber en guarani]
n. m. substance capable d’inhiber la contraction du muscle strié en réponse à la stimulation de son nerf moteur. Les curarisants sont caractérisés chimiquement par une structure parfois très compliquée (curares naturels), possédant toujours deux fonctions ammonium quaternaires, dont l’une peut être potentielle (D-tubocurarine), avec une distance entre les deux azotes comprise entre 1,0 et 1,4 nm. Dans les curarimimétiques non dépolarisants (atracurium), il existe des noyaux aromatiques ou cyclaniques au voisinage des azotes quaternarisés, tandis que les curarisants dépolarisants sont des composés aliphatiques. Ils agissent par fixation sur les récepteurs de l’acétylcholine (de type nicotinique) de la plaque motrice et s’opposent ainsi à la transmission nerveuse synaptique. Leur action s’exerce soit par compétition avec l’acétylcholine au niveau des récepteurs de la plaque motrice (curarisants dits acétylcholino-compétitifs, D-tubocurarine, pancuronium, vecuronium, atracurium, mivacurium etc…), soit en dépolarisant la membrane post-jonctionnelle,(succinylcholine (ou suxaméthonium), à action beaucoup plus brève, sauf en cas d’anomalies génétiques).

On utilise les curarisants par voie IV, en anesthésiologie pour provoquer une relaxation des muscles squelettiques, en prémédication pour faciliter l’intubation endotrachéale et pendant les interventions chirurgicales pour faciliter la ventilation mécanique assistée et les voies d’abord transmusculaires.

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