Dopage

De Acadpharm
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Dernière modification de cette page le 21 mars 2017
Anglais : doping
Espagnol : dopaje
Étymologie : néerlandais doop sauce épaisse à tremper [par extension, en 1889, pratique de préparation d'opium semiliquide à fumer], du verbe doopen tremper, passé à l'anglais to dope faire prendre un excitant
n. m. Au sens pharmacologique du terme, administration d'un produit destiné à améliorer les performances physiques et intellectuelles, en intervenant sur les capacités mécaniques et fonctionnelles musculaires, les possibilités de transport d’oxygène par la circulation sanguine, la nociception et les fonctions cérébrales. Utilisé, en particulier, lors de compétitions sportives, chez l’homme et l’animal, ou pour améliorer les capacités intellectuelles dans diverses activités professionnelles, prohibé dans tous les cas.

L’Agence mondiale antidopage (AMA) est l’organisation internationale indépendante, fondée en 1999, pour promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes, au plan international. L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), autorité publique indépendante créée en 2006, est la seule organisation nationale antidopage compétente pour la France. Instituée par la Loi numéro 2006-405 du 5 avril 2006, elle a été mise en place le 1er octobre 2006, succédant au Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD), qui avait été créé par la Loi numéro 99-233 du 23 mars 1999. La législation française a été modifiée pour être mise en harmonie avec les standards internationaux définis par l’AMA. Chaque année, un comité spécialisé de l’AMA arrête une nouvelle liste de substances et méthodes interdites, applicable au 1er janvier de l’année suivante. Le Décret numéro 2010-1578 publié au Journal officiel du 18 décembre 2010 fixe cette liste pour 2011.
Parmi les substances dopantes figurent : les agents anabolisants, les β2-agonistes, les antagonistes et modulateurs hormonaux, les diurétiques et autres agents masquants, les stimulants, les narcotiques, les glucocorticoïdes, les β-bloquants, mais aussi l'érythropoïétine (EPO), l'hormone de croissance.
Aux termes de l’Article L. 232-2-1 du Code du sport, certains médicaments sont autorisés selon deux procédures : « Lorsqu'un professionnel de santé prescrit à un sportif, lors d’un traitement, une ou des substances ou méthodes inscrites sur la liste mentionnée à l’Article L. 232-9, leur utilisation ou leur détention n’entraîne, à l’égard de celui-ci, ni sanction disciplinaire ni sanction pénale, si cette utilisation ou cette détention est conforme, soit à une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) accordée au sportif par l’Agence, par un comité d’experts composé d’au moins trois médecins, soit à une déclaration d’usage (DU) faite par le sportif auprès de l’Agence ». En cas de présence de substance interdite, les sanctions décidées par la formation disciplinaire du Collège de l’Agence sont définies, pour le dopage des humains, à l’Article L. 232-23 du Code du sport et, pour le dopage des animaux, aux Articles L. 241-6 et L. 241-7 du même code. Cf dopant.


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