Glycosylation

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Dernière modification de cette page le 07 mars 2017
Anglais : glycosylation
Espagnol : glicosilación
Étymologie : grec γλυκύς glukús doux (saveur), sucré, suffixe –ylation substitution d'un groupement sur un substrat
n. f. Processus enzymatique de fixation d'un résidu osidyle sur une chaîne peptidique ou un lipide à partir d'un ose activé et sous l'action d'une glycosyltransférase. Les glycoprotéines peuvent être O- et/ou N-glycosylées selon l'acide aminé impliqué dans la liaison (sérine, thréonine pour l'O-glycosylation et l'asparagine pour la N-glycosylation). Les lipides comme les cérébrosides et les gangliosides se différencient par la présence ou non de résidus sialyles.

Réaction de haute spécificité vis-à-vis du substrat, du donneur, du type de liaison formée et de la localisation de l'enzyme dans les organites et concernant essentiellement les protéines membranaires et les protéines de sécrétion.


Glycosylation (anomalie congénitale de la)

Synonyme(s) : syndrome CDG
Anglais : congenital disorder of glycosylation
Espagnol : enfermedad congénital de glicosilación
Terme désignant des pathologies dues à des erreurs innées du métabolisme, par suite de mutations délétères sur les gènes codant des protéines intervenant directement ou indirectement dans la biosynthèse des glycoprotéines, mucines et glycolipides. Ces anomalies de glycosylation concernent les N- et O- glycosylations et font partie des maladies rares (entre 1/50 000 et 1/100 000). Compte-tenu du rôle ubiquitaire des composés glycoconjugués, les signes cliniques de ces maladies sont extrêmement variables et touchent un grand nombre de tissus et organes, principalement le cerveau.
Ces anomalies de glycosylation peuvent être regroupées en 5 types selon la place et le rôle de la protéine déficitaire dans la réaction de glycosylation :
1- Déficit en glycosyltransférases, par exemple le déficit en POMT1 et POMT2 (protein O-mannosyl transférase), formant un complexe initiant la chaîne glycane O-mannosylée de l’α-dystroglycane.
2- Déficit en enzymes de la biosynthèse des sucres activés-donneur de substrat, par exemple le déficit en PMM2, phosphomannomutase, le plus courant, qui transforme le mannose-6-phosphate en mannose-1- phosphate précurseur du GDP-mannose, substrat pour les N- et O-glycosylations.
3- Déficit en protéines régulant la localisation du donneur de substrat, par exemple le déficit en SLC35C1, se traduisant par un déficit du transporteur du GDP-fucose conduisant à l’absence de l’épitope terminal dans le système ABO et des antigènes du groupe sanguin Lewis. Certains de ces derniers étant fucosylés et reconnus comme ligand par les sélectines, leur absence conduit à un défaut d’extravasation des leucocytes et au développement d’affections bactériennes.
4- Déficit en protéines régulant la localisation des glycosyltransférases entre les différents compartiments de l’appareil de Golgi, par exemple le déficit en COG5, dû à des mutations sur des sous-unités du complexe oligomérique du Golgi (COG) qui intervient dans la distribution des enzymes de glycosylation.
5- Déficit en protéines régulant l’acidification et/ou la composition ionique de l’appareil de Golgi (exemple d’une V-ATPase endosomale, l’ATP6V0A2).

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