Gonadotrophine chorionique humaine (hCG)

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Dernière modification de cette page le 12 janvier 2017
Anglais : human chorionic gonadotropin
Espagnol : gonadotropina coriónica humana
Étymologie : grec γόνος gónos action d’engendrer, semence, germe, descendance et τρέπω trépô tourner, diriger, faire tourner, faire évoluer dans un autre sens, détourner, suffixe –ine polypeptide, grec χόριον khórion arrière-faix, membrane, enveloppe des fruits et –ικός –ikós –ique suffixe d’adjectif, dérivant d’un substantif
n. f. Hormone glycoprotéique formée de deux sous-unités polypeptidiques, une sous-unité α, commune à toutes les gonadotrophines (LH, FSH, TSH) et une sous-unité β spécifique, comportant 145 acides aminés et reponsable de l'activité. Sécrétée par le chorion de l’embryon puis par le placenta au cours de la gestation, l'hCG induit et maintient le développement du corps jaune et sa production de progestérone au cours de la grossesse et inhibe la sécrétion de la LH et de la FSH (effet antigonadotrope). La concentration d'hCG atteint un maximum entre la 7e et la 10e semaine de grossesse puis diminue progressivement. Son élévation rapide dans le sang, après l'implantion de l’œuf, et son élimination urinaire permettent un diagnostic biologique précoce de la grossesse à partir du 24e jour du cycle par mise en évidence de l'augmentation de la sous-unité β spécifique, la β-hCG.

Le dosage sanguin de la β-hCG permet la surveillance des grossesses pathologiques, le suivi des môles hydatiformes au cours desquelles l'augmentation peut être très importante, contribue également au dépistage anténatal de la trisomie 21 (élévation anormale entre 15 et 17 semaines d'aménorrhée). L'hCG peut être sécrétée par d’autres tissus que le placenta au cours de certaines pathologies malignes (choriocarcinome testiculaire, cancer de la vessie). La β-hCG est ainsi un marqueur tumoral pour l'aide au diagnostic et le suivi des choriocarcinomes testiculaires et placentaires et de certains tératomes.



Pharmacologie - Thérapie



Des préparations de gonadotrophine chorionique d’origine placentaire (extraite de l'urine de femmes enceintes) sont utilisées en thérapeutique, par voie intramusculaire (IM), pour induire le déclenchement de l'ovulation et le développement du corps jaune, stimuler la sécrétion de progestérone et, chez l'homme, la différenciation des cellules de Leydig, cellules interstitielles du testicule.

Indications dans le traitement de différentes formes de stérilité féminine (anovulation, dysovulation), dans l’induction d’ovulation dans des protocoles de procréation médicalement assistée, dans la cryptorchidie et la stérilité masculine (déficit de la spermatogenèse). Sont également utilisées, pour les mêmes indications, des préparations de gonadotrophine humaine ménopausale (hMG, DCF), extraite de l’urine de femmes ménopausées.
De très nombreuses gonadotrophines d’origines différentes, dont des gonadotrophines produites par génie génétique, sont à la disposition des cliniciens prenant en charge les inductions de l’ovulation.


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