Iboga

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Dernière modification de cette page le 02 mars 2017


Pharmacognosie



Anglais : iboga
Espagnol : iboga
Étymologie : nom vernaculaire gabonais (chez le peuple tsogho)
n. m. Arbrisseau d'Afrique équatoriale (Tabernanthe iboga Baill., Apocynaceae) dont la racine contient des alcaloïdes indolomonoterpéniques (ibogaïne, tabernanthine…) à propriétés hypnofuges, anorexigènes, psychostimulantes de type amphétaminique, devenant hallucinogènes à dose plus élevée ; réputation d'aphrodisiaque ; neurotoxicité marquée.

L’iboga est l’objet d’un usage traditionnel par certaines tribus d’Afrique équatoriale au cours de cérémonies rituelles magicoreligieuses (rite initiatique du Bwiti, au Gabon). En Europe et aux États-Unis, l’ibogaïne serait susceptible, selon certains, d’être utilisée dans le traitement de la dépendance aux opiacés et à la cocaïne ; selon l’ANSM, aucun intérêt thérapeutique antiaddictif n’est démontré. L’utilisation illégale de l’iboga, diffusée notamment via l’internet, a été signalée dans le cadre d’activités sectaires (séminaires de « voyage intérieur ») ; des accidents graves, dont certains mortels, ont été enregistrés. En 2007, l’iboga, une espèce voisine T. mannii Stapf, l’ibogaïne et ses dérivés ont été inscrits sur la liste des stupéfiants en France (Arrêté du 12 mars 2007, confirmé par le Conseil d'État le 20 mars 2009) ; il en est de même dans d’autres pays européens et aux États-Unis. Actuellement T. mannii Stapf est considéré comme synonyme de T. iboga Baill.

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