Leishmaniose

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Dernière modification de cette page le 23 janvier 2018
Anglais : leishmaniasis
Espagnol : leishmaniasis, leishmaniosis
Allemand : Leishmaniose, Leishmaniase
Étymologie : de W. B. Leishman, 1865 – 1926, médecin britannique qui identifia la maladie en 1903, suffixe –ose maladie
n. f. Maladie provoquée par la piqûre d'un phlébotome vecteur qui inocule des Leishmania. Le parasite colonise les macrophages (réticulo-endothéliose). Le patient peut présenter des épisodes fébriles, une faiblesse généralisée, des céphalées avec vertiges et diarrhées. L'OMS estime qu'il y a environ 1 million de nouveaux cas par an, répartis dans 88 pays. Selon la localisation géographique et l'espèce du parasite inoculé, on distingue 3 formes :
1- la leishmaniose cutanée de l'Ancien Monde (bouton d'Orient, bouton d'Alep, clou de Biskra) : parasitose touchant le Proche-Orient, l'Asie centrale et l'Afrique Noire, avec une forme clinique urbaine sèche, anthropophile, due à L. tropica, caractérisée par une papule prurigineuse érythémateuse siégeant souvent au point d’inoculation, et une forme clinique rurale humide, zoophile, due à L. major et aussi à L. infantum voire L. tropica, avec ulcère à fond bourgeonnant. Diagnostic direct (Cf leishmaniose cutanéo-muqueuse).
2- la leishmaniose cutanéo-muqueuse du Nouveau Monde (espundia, ulcère des chicleros, buba, pian bois) : parasitose due à L. braziliensis, L. mexicana ou L. guyanensis, caractérisée par des lésions cutanées et une atteinte étendue des muqueuses avec nécrose mutilante nasale et buccale (réservoir zoophile). Endémique en Amérique latine.
Diagnostic direct dans les sérosités par grattage, après biopsies ou à l'aiguille, puis coloration de May-Grünwald-Giemsa, Giemsa, Diff Quick, par culture, par inoculation au jeune hamster. Diagnostic également par intradermoréaction à la leishmanine. Sérologie positive dans l'Ancien Monde, mais souvent négative dans le Nouveau Monde.
3- la leishmaniose viscérale (kala-azar) : parasitose grave due à Leishmania donovani et L. infantum (zoophile), caractérisée par la présence du parasite dans la moelle. Le patient présente un teint cireux avec des macules noirâtres, souffrant de fièvre irrégulière, hépatosplénomégalie, polyadénopathie, pancytopénie, hyperprotidémie. Souvent mortelle en absence de traitement.
Diagnostic direct sur myélogramme, ponction ganglionnaire, prélèvement sanguin, biopsie splénique, par culture, par inoculation au hamster. Diagnostic indirect par immunofluorescence, ELISA, PCR ou western-blot.
Traitements spécifiques par antimoniate de N-méthylglucamine, gluconate sodique d’antimoine, iséthionate de pentamidine, amphotéricine B liposomale, itraconazole, niridazole, interféron-γ, miltéfosine, antipaludiques, antibiotiques, avec possibilité de cryothérapie et de chirurgie. Il existe des pistes vaccinales.

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