Oligonucléotide

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Dernière modification de cette page le 02 mars 2017
Anglais : oligonucleotide
Espagnol : oligonucleótido
Étymologie : grec ὀλίγος olígos peu de, latin nŭclĕus amande de la noix et de fruits à coquille, noyau, pépin, suffixe –otide
n. m. Court segment d'acides nucléiques (ARN ou ADN) de quelques nucléotides (appelés « mers », du grec μερος méros partie) à quelques dizaines de mers. Les oligonucléotides sont obtenus par synthèse chimique, sous forme de simple brin ou par l’intermédiaire de séquences génétiques véhiculées dans les cellules par des vecteurs viraux ou synthétiques.
La propriété fondamentale des oligonucléotides est leur hybridation à l’ARN ou à l’ADN. Habituellement utilisés en tant que sondes, marquées radioactivement ou chimiquement, ils peuvent aussi être utilisés en tant que médicaments.


Oligonucléotide antisens

Anglais : antisense oligonucleotide
Espagnol : oligonucleótido antisentido
Les oligonucléotides antisens sont des brins synthétiques d’ADN ou d’ARN destinés à interagir avec, le plus souvent, un ARN pré-messager pour inhiber la synthèse de la protéine correspondante ou masquer certaines séquences génétiques de manière à corriger, moduler ou inhiber l’épissage de l’ARN cible, et ainsi générer une protéine tronquée fonctionnelle ou non. Plusieurs formes d’oligonucléotides antisens sont mises au point, selon, notamment, leur capacité à préserver ou entraîner la dégradation des ARN cibles, et selon leur nature chimique leur conférant une plus ou moins grande stabilité ou biodistribution.

Les applications qui en découlent portent sur l’invalidation ou la correction de l’expression de gènes endogènes ou exogènes (infectieux). Les médicaments ainsi développés concernent un grand nombre de pathologies infectieuses, cancéreuses, cardiovasculaires, dégénératives, génétiques ou non génétiques.
Les premiers AMM obtenues concernent le Fomivirsen pour le traitement des rétinites à cytomégalovirus et le Mipomersen dans l’hypercholestérolémie familiale. Deux autres antisens font l’objet de demandes d’enregistrement pour la myopathie de Duchenne (l’Eteplirsen et le Drisapersen).

Références et annexes :
McClorey G, Wood MJ. An overview of the clinical application of antisense oligonucleotides for RNA-targeting therapies. Curr Opin Pharmacol. (2015) 24: 52-58.
Sharma VK, Watts JK. Oligonucleotide therapeutics: chemistry, delivery and clinical progress. Future Med Chem. (2015) 7: 2221-2242.
Piascik P. Fomiversen sodium approved to treat CMV retinitis. J Am Pharm Assoc (Wash). (1999) 39: 84-85.
Jacobson RD, Feldman EL. Antisense Oligonucleotides for Duchenne Muscular Dystrophy: Why No Neurologist Should Skip This. JAMA Neurol. (2016) 4:1-2.


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