Periodimétrie

De Acadpharm
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Dernière modification de cette page le 05 décembre 2015
Anglais : oxidation with periodate
Espagnol : periodimetría
Étymologie : latin pĕr à travers, durant, par le moyen de, par, grec ἰώδης iốdês âcre et μέτρον métron mesure
n. f. Ensemble des méthodes titrimétriques fondées sur l'utilisation du pouvoir oxydant des acides periodiques HIO4, H5IO6, etc., où l'iode est à l'état d'oxydation +VII. Dans la réaction de titrage, l'iode est réduit régulièrement à l'état +V, selon la demi-réaction redox :
HIO4 + H+ + 2 e- → IO3- + H2O.
Les acides periodiques sont des oxydants très forts (E° ≈ 1,65 V). Les titrages sont en retour et doivent être conduits dans des conditions expérimentales très précises. L'excès d'acide periodique est apprécié par deux méthodes : 1- la méthode de Fleury et Lange : après réaction en milieu acide sulfurique, le pH est amené à une valeur de 7 à 8 par addition d'hydrogénocarbonate de potassium puis de l'iodure de potassium est ajouté. Dans ces conditions, les ions iodate formés n'oxydent pas les iodures, mais les ions periodate restants le peuvent. On procède donc à une iodimétrie. L'iode formé est titré avec une solution d'acide arsénieux ; 2- la méthode de Malaprade : on ajoute au milieu réactionnel fortement acide de l'iodure de potassium. Dans ces conditions, l'acide periodique en excès et les ions iodate (ainsi que l'acide iodique) formés oxydent les iodures en iode, titré au thiosulfate. L'iode formé provenant de l'oxydation par les iodates est obtenu en opérant par rapport à un blanc.

À l'heure actuelle, méthode surtout utilisée en analyse organique quantitative : dosages des α‑glycols, polyols, certains sucres, α‑cétols, α‑aminoalcools. Pharmacopée européenne : dosages du glycérol, sorbitol, mannitol, etc.

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