Pervenche

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Dernière modification de cette page le 27 décembre 2017


Pharmacognosie



Anglais : periwinkle
Espagnol : vinca ou pervinva
Étymologie : latin pervinca ou vincăpervinca pervenche
n. f. Nom générique désignant des plantes de la famille des Apocynaceae ; deux espèces d’origine, de composition et d’emploi différents intéressent de façon très inégale la pharmacie.

Pervenche officinale

Synonyme(s) : petite pervenche ; violette des sorciers (nom vernaculaire)
Anglais : common periwinkle ou small periwinkle
Espagnol : vincapervinca
Herbacée vivace des sous-bois d’Europe (Vinca minor L.). Présence dans la feuille de composés triterpéniques (acide ursolique…) et polyphénoliques (acides-phénols, flavonoïdes, tanins…) et de nombreux alcaloïdes indolomonoterpéniques (vincamine...).

Feuille autrefois utilisée en médecine populaire dans diverses indications, notamment pour sa réputation de plante antilaiteuse, astringente et vulnéraire ; des cultivars riches en vincamine ont été utilisés à la fin du XXe siècle pour l’extraction de cet alcaloïde.
En cosmétologie, utilisation d’un extrait de feuilles pour ses propriétés antiseptiques et astringentes, voire tonifiantes.



Pervenche tropicale

Synonyme(s) : pervenche de Madagascar ou pervenche rosée de Madagascar
Anglais : Madagascar periwinkle ou rosy periwinkle
Espagnol : vinca de Madagascar ou vinca rosada
Sous-arbrisseau vivace (Catharanthus roseus [L.] G. Don ; basionyme Vinca rosea L.) originaire de Madagascar, naturalisé et cultivé dans toutes les régions tropicales et sub-tropicales (plante ornementale). Présence dans les parties aériennes de très nombreux alcaloïdes indolomonoterpéniques, la plupart « monomères » (vindoline, catharanthine…), quelques-uns « binaires » (alcaloïdes « bisindoliques » improprement nommés « dimères » : vinblastine, vincristine…, à propriétés antimitotiques [« poison du fuseau »] en s’opposant à l’assemblage des tubulines en microtubules).

Emploi pour l’obtention d’alcaloïdes binaires largement utilisés en chimiothérapie anticancéreuse : vinblastine et vincristine (par extraction), vindésine (par hémisynthèse à partir de la vinblastine), vinorelbine et vinflunine (par hémisynthèse biomimétique à partir de la catharanthine et de la vindoline). La racine de C. roseus est elle-même une source industrielle d’un autre alcaloïde indolomonoterpénique, la raubasine (ou ajmalicine).
Le binome latin de la pervenche tropicale ayant longtemps été
Vinca rosea, ses alcaloïdes anticancéreux sont encore improprement désignés par « vinca alcaloïdes ».


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