Phosphodiestérase

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Dernière modification de cette page le 28 avril 2017
Anglais : phosphodiesterase
Espagnol : fosfodiesterasa
Étymologie : grec φωσφόρος phôsphóros, de φῶς φωτός phỗs phôtós lumière et φορός phorós qui porte en avant, qui pousse, littéralement qui apporte ou donne la lumière, δίς dís deux fois, allemand Essigäther de Essig vinaigre et Äther éther, éther acétique, mot forgé par le chimiste allemand Leopold Gmelin (1788 – 1853) dans son ouvrage de 1848 Handbuch der Chemie, IV, 161
n. f. Enzyme réalisant l’hydrolyse d’une liaison phosphodiester, par exemple les phospholipases C et D, les ADNases, les ARNases, les phosphodiestérases des nucléotides cycliques.

Les phosphodiestérases des nucléotides cycliques, enzymes qui dégradent les nucléotides 3',5'‑cycliques, AMP et GMP, comportent 11 familles qui se distinguent notamment par leur sélectivité de substrat, leur régulation, leur distribution tissulaire, leur localisation subcellulaire et leur pharmacologie. Elles régulent l'amplitude, la localisation et la durée des nucléotides cycliques et constituent des cibles pharmacologiques avérées ou potentielles dans de nombreux domaines thérapeutiques, notamment dans les domaines cardiovasculaire et pulmonaire, la dépression, la démence, la schizophrénie.


les inhibiteurs de phosphodiestérase

Anglais : phosphodiesterase inhibitor
Espagnol : inhibidor de la fosfodiesterasa
Les inhibiteurs de phosphodiestérase sont des substances qui augmentent ou prolongent les effets physiologiques des nucléotides cycliques. Divers inhibiteurs de phosphodiestérase sont utilisés en thérapeutique, d'autres sont en développement. On distingue :
1- les inhibiteurs de phosphodiestérase III, qui sont utilisés comme cardiotoniques (par exemple amrinone, milrinone) pour leur effet inotrope positif par potentialisation de l'effet de l'AMP cyclique dans les cardiomyocytes (emploi limité par leur effet arythmogène) et pour faciliter la flexibilité des hématies dans la claudication intermitente (par exemple, cilostazol) ;
2- les inhibiteurs de phosphodiestérase IV, qui dégradent spécifiquement l'AMP cyclique, utilisés comme anti-inflammatoires (par exemple aprélimast). Ils sont indiqués dans l'hypertension artérielle pulmonaire, la bronchite chronique obstructive (par exemple, cilomilast, roflumilast) et la neuroprotection (par exemple, ibudilast).
Divers inhibiteurs de phosphodiestérase IV sont en développement, avec des applications possibles pour le traitement de pathologies neurologiques et psychiatriques, dans le psoriasis et pour leurs effets sur la restriction calorique (pour prévenir ou traiter obésité et diabète de type 2 sur la mémoire à long terme et plus généralement dans les maladies liées au vieillissement ;
3- les inhibiteurs de phosphodiestérase V (par exemple sildénafil), qui potentialisent l'effet du NO en inhibant la dégradation du GMP cyclique. Ils sont utilisés dans le traitement de l'impuissance érectile, sont également en développement pour la protection contre l'insuffisance coronarienne et le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire, de la dystrophie musculaire de Duchêne et de l'hyperplasie prostatique bénigne.

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