Séneçon

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Dernière modification de cette page le 16 février 2018


Pharmacognosie



Étymologie : latin sĕnĕcĭo ou senex vieillard, séneçon, en raison de la présence, chez certaines espèces, d’inflorescences surmontées d’aigrettes blanches évoquant de petites têtes de vieillards
n. m. Nom désignant diverses herbacées de la famille des Asteraceae ex-Composées, appartenant principalement au genre Senecio (par exemple S. vulgaris L., séneçon commun ou petit séneçon, anglais common groundsel, espagnol senecio común, espèce très commune envahissant les terres cultivées et les lieux rudéralisés), mais aussi à des genres voisins (par exemple Jacobaea vulgaris [L.] Gaertn., précédemment S. jacobaea L., séneçon de Jacob ou séneçon jacobée, anglais ragwort ou European ragwort, espagnol hierba di Santiago, espèce envahissante souvent présente dans les friches et terrains vagues). Ces deux espèces, qui figurent parmi les « mauvaises herbes » les plus courantes, contiennent des alcaloïdes déhydropyrrolizidiniques (rétrorsine, sénécionine, sénéciphylline...) présentant des propriétés hépatotoxiques (syndrome veino-occlusif), génotoxiques, tératogènes et potentiellement cancérogènes.

Les parties aériennes de ces espèces présentées autrefois, sans preuve d’efficacité, comme susceptibles d’améliorer la circulation veineuse et de traiter les troubles de la menstruation, sont potentiellement dangereuses ; inscrites sur la liste B (Pharmacopée française) des plantes médicinales dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au bénéfice thérapeutique attendu, elles doivent de ce fait être bannies du domaine de la phytothérapie. Des intoxications à effet retardé, de gravité variable mais pouvant être mortelles, sont également connues chez des animaux herbivores (équins, bovins) après consommation de fourrage contaminé par des séneçons.
Cf pyrrolizidine.


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