Source

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Dernière modification de cette page le 02 mars 2017
Anglais : source
Espagnol : fuente
Étymologie : latin surrectum participe passé du verbe surgĕre élever, émerger, apparaître
n. f. Origine, début de quelque chose.


Source lumineuse

Anglais : source of radiation
Espagnol : fuente luminosa
En spectrophotométrie, origine des radiations incidentes.

Cf lampe et laser.


Source d'ionisation

Anglais : ion source in mass spectrometry
Espagnol : fuente de ionización en espectrometría de masas
En spectrométrie de masse, élément destiné à ioniser les substances à analyser. Il en existe plusieurs types, reposant sur les principes suivants : par bombardement d'atomes rapides, par désorption de champ, par désorption laser, par électronébulisation, par impact électronique, par ionisation chimique, par photoionisation, par plasma à couplage inductif.


Source d'ionisation par bombardement d'atomes rapides

Anglais : ionization source by fast atom bombardment (FABI)
Espagnol : fuente de ionización por bombardeo de átomos rápidos
Des atomes d'argon ou xénon accélérés viennent frapper l'échantillon dispersé dans une matrice (usuellement du glycérol). Il s'ensuit une ionisation, sous forme d'ions quasi-moléculaires.

L'ionisation par bombardement d'atomes rapides est adaptée aux molécules de haute masse moléculaire.


Source d'ionisation par désorption de champ

Anglais : ionization source by field desorption (FDI)
Espagnol : fuente de ionización por desorción de campo
L'échantillon est déposé sur un filament de tungstène. Il est ensuite désorbé par un champ électrique intense, appliqué entre le filament et une électrode.


Source d'ionisation par désorption laser

Anglais : ionization source by matrix-assisted laser desorption ionisation (MALDI)
Espagnol : fuente de ionización por asistida por matriz de ionización por desorción láser (MALDI)
Comme en désorption de champ, un large excès de matrice est coprécipité avec l'échantillon à analyser. Le solide résultant est ensuite irradié sous vide par une série d'impulsions, issues d'un laser, pendant quelques nanosecondes. La matrice composée d'acides organiques possède une forte absorption à la longueur d'onde du laser. L'irradiation, par le laser, provoque ainsi la désorption des ions résultant du transfert des protons entre les acides photoexcités et la substance analysée.

Technique d'ionisation douce, souvent couplée à un analyseur à temps de vol, l'ionisation par désorption laser est utilisée en protéomique pour l'analyse des mélanges de peptides ou de protéines.


Source d'ionisation par électronébulisation

Anglais : ionization source by electrospray ionisation (ESI)
Espagnol : fuente de ionización por ionización por electrospray
Source d'ionisation, à pression atmosphérique, employée en spectrométrie de masse lors de l'utilisation de cette technique avec des effluents liquides. Un potentiel de plusieurs kV, appliqué entre un capillaire véhiculant l'effluent et l'entrée du spectromètre, est utilisé pour générer la formation d'un nébulisât dont les gouttelettes sont chargées. Un flux de gaz inerte, généralement de l'azote, peut être employé pour provoquer une électro-nébulisation à assistance pneumatique. Le déplacement des gouttelettes, lié au champ électrique présent à l'intérieur de la source, provoque l'évaporation du solvant et, par conséquent, l'augmentation de la densité de charge à leur surface. Lorsque la densité de charge atteint la limite de Rayleigh, les gouttelettes subissent une explosion coulombienne à l'origine d'une réduction supplémentaire de leur taille. Ces deux phénomènes génèrent, in fine, la désolvatation et l'ionisation des solutés qui sont, ainsi, admis à l'entrée du spectromètre sous forme d'ions en phase gazeuse.

L'ionisation par électronébulisation est une technique d'ionisation dite douce qui génère des ions quasi moléculaires. Ces ions sont des composés d'addition entre le soluté et des protons ou des cations présents dans la solution d'origine, lors de l'utilisation en mode positif. En mode négatif, les ions sont obtenus par arrachement de protons ou par addition d'anions. Des ions multichargés peuvent être obtenus pour des molécules de taille importante ce qui explique la popularité de cette technique dans l'analyse des biomolécules. En ce qui les concerne, les petites molécules sont, en général, monochargées.


Source d'ionisation par impact électronique

Anglais : ionization source by electron ionization
Espagnol : fuente de ionización por ionización de electrones
Un échantillon gazeux de la molécule à analyser, introduit dans la chambre d'ionisation, sous très faible pression (environ 10-5 torr), interagit avec un faisceau d'électrons. Les électrons sont émis par un filament de rhénium ou de tungstène chauffé à 2000°C. L'énergie des électrons est, en général, de 70 eV et leur impact sur la molécule provoque l'expulsion d'un électron créant un ion positif appelé ion moléculaire (MH+). L'ion moléculaire est lui même en excès d'énergie ce qui induit sa fragmentation ultérieure, en fragments caractéristiques de la substance considérée.


Source d'ionisation chimique

Anglais : ionization source by chemical ionisation
Espagnol : fuente de ionización por ionización de electrones
Méthode dans laquelle les ions à analyser sont produits par collision de la molécule à ioniser avec des ions déjà présents dans la source, issus d'un gaz réactif (méthane, isobutane ou ammoniac), dont la pression partielle est beaucoup plus élevée que celle de l'échantillon. Un faisceau d'électrons bombarde les molécules du gaz réactif et, du fait des très faibles concentrations de l'échantillon, seules les molécules du gaz sont ionisées et fragmentées. Les fragments très réactifs ainsi formés réagissent, à leur tour, avec les molécules à analyser et provoquent leur ionisation. Lors des couplages spectrométrie de masse - chromatographie liquide-masse (SM-CL), l'ionisation se fait à la pression atmosphérique (technique dite APCI, atmospheric-pressure chemical ionisation). Le réactif ionisant est constitué, dans ce cas, par les solvants issus de la phase mobile, vaporisés grâce à un nébuliseur pneumatique chauffé à des températures de l'ordre de 350~500°C et ionisés par décharge corona. Les espèces réactives ainsi formées réagissent, avec les analytes, selon les mécanismes de l'ionisation chimique. Ces ionisations donnent des spectres simplifiés comportant un pic important, voisin d'une unité du pic moléculaire formé par perte ou gain d'un ion hydrogène (M ± H+).

L'APCI est adaptée aux molécules apolaires telles que les lipides.


Source d'ionisation par photoionisation

Anglais : ionization source by atmospheric pressure photo-ionisation (APPI)
Espagnol : fuente de ionización por fotoionización a presión atmosférica
La technique implique l'utilisation d'une source lumineuse qui émet des photons dans le domaine de l'ultraviolet, avec une énergie d'environ 10 eV. Cette source est dérivée de la source APCI, l'énergie lumineuse remplaçant la décharge corona pour l'ionisation de la vapeur de solvant. Il est d'usage d'ajouter, en post-colonne, un solvant à faible potentiel d'ionisation par la lumière, tel le toluène ou l'acétone afin de favoriser l'ionisation du solvant. Le solvant ionisé provoque l'ionisation douce du soluté. Cette source est couplée aux techniques séparatives en phase liquide.

L'ionisation par photoionisation possède un domaine d'application intermédiaire entre celui de l'APCI (composés apolaires) et l'électronébulisation (composés polaires). Cette source est utilisable aussi bien en mode positif que négatif.


Source d'ionisation par plasma à couplage inductif

Anglais : ionization source by ionization by inductively coupled plasma (ICPI)
Espagnol : fuente de ionización por onización por plasma acoplado inductivamente
La source est constituée par une flamme où est introduit l'échantillon sous forme d'aérosol. Un courant alternatif, parcourant une bobine entourant le dispositif, engendre un champ magnétique qui fait tourner, en rond, les ions du plasma. Lorsque les fréquences sont égales, l'interaction est maximale. Il y a réchauffement du plasma jusqu'à une température très élevée (environ 10 000 °K) avec une ionisation de l'ordre de 100 %.

Cf plasma et spectrométrie de masse à plasma par couplage inductif.

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