Spiruline

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Dernière modification de cette page le 15 décembre 2017


Pharmacognosie



Anglais : spirulina
Espagnol : spirulina
Étymologie : grec σπεῖρα speíra enroulement, spirale, suffixe –ine
n. f. Terme désignant plusieurs espèces de cyanobactéries (Cyanophyceae) autrefois nommées « algues bleues », du genre Arthrospira, dont A. fusiformis Komarek & J.W.G. Lund, syn A. platensis Gomont (en Afrique, Asie et Amérique du Sud) et A. maxima Setchell & N.L. Gardner (en Amérique centrale) ; espèces anciennement placées dans le genre Spirulina. Organismes pluricellulaires filamenteux de forme spiralée, se développant dans les eaux chaudes alcalines des lacs salins de la ceinture intertropicale ; ils sont cultivés (algoculture ; principaux pays producteurs : États-Unis, Thaïlande, Inde…) dans des bassins aquatiques exposés au soleil, dans une eau alcaline à une température maintenue à 30-35 °C ; après filtration, la biomasse est lavée, séchée, puis pulvérisée, fournissant la « spiruline alimentaire ». Valeur nutritionnelle élevée (« superaliment », concentré de nutriments), en raison de la teneur (60 à 70 %) en protéines de bonne qualité ; concentration notable en acides gras ω-3 et ω-6 ainsi qu’en vitamines (notamment du groupe B).

Emploi alimentaire remontant à l’antiquité et plus récemment par les Aztèques. Actuellement utilisation en complément alimentaire (dans le cadre de certains régimes amaigrissants et contre la fatigue physique ou intellectuelle), dans des aliments diététiques (régimes hyperprotéiques) et en cosmétologie ; source alternative de protéines dans les pays en voie de développement, pour lutter contre la dénutrition et les carences protéiques (kwashiorkor).
En 2017, en raison d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la spiruline, l’Anses a publié un avis mettant en garde contre la contamination possible de la spiruline par des cyanotoxines (notamment des microcystines hépatotoxiques), des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, cadmium…) ; l’Agence a également déconseillé la consommation de ces compléments alimentaires par des sujets atteints de phénylcétonurie ou présentant un terrain allergique et elle a souligné que la spiruline ne constituait pas une source fiable de vitamine B12 pour les populations végétaliennes. L’Agence a enfin insisté sur la nécessité d’un contrôle rigoureux de ces produits ainsi que sur la maîtrise de la qualité des eaux de production de la spiruline.
L’ancien nom « spiruline » continue à être utilisé par habitude, pour des raisons historiques, bien que ces organismes aient été déplacés du genre
Spirulina au genre Arthrospira.


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