Staurosporine

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Dernière modification de cette page le 30 janvier 2019


Pharmacognosie



Staurosporine.

Anglais : staurosporine
Espagnol : estaurosporina
Étymologie : latin staurosporeus nom de l’espèce du microorganisme producteur de cette substance, suffixe –ine
n. f. Alcaloïde élaboré par fermentation de certaines souches de l’actinobactérie Lentzea albida (synonyme Streptomyces staurosporeus) ; isolé à partir d’un échantillon de terre prélevé au Japon, il comporte un squelette indolocarbazole dans lequel les deux atomes d’azote indolique sont liés à une partie de nature osidique. Propriétés anticancéreuses dues à une inhibition de nombreuses tyrosine kinases, s’exerçant en s’opposant fortement à la liaison de l’ATP aux kinases. En se liant à de nombreuses kinases avec une forte affinité mais avec une faible sélectivité, la staurosporine est considérée comme le prototype des substances inhibitrices compétitives d’ATP kinases.

La staurosporine n’est pas utilisée elle-même en thérapeutique (toxicité élevée, absence de sélectivité, pharmacocinétique défavorable), mais un dérivé hémisynthétique, la N-benzoylstaurosporine (nom de code PKC412, midostaurine DCI), bénéficie depuis 2004, aux États-Unis et en Europe, du statut de médicament orphelin pour le traitement par voie orale de certaines formes de leucémie aiguë myéloïde et de mastocytose. Elle inhibe un grand nombre de récepteurs tyrosine kinases, en particulier les FLT3 et KIT kinases.
En avril 2017 la midostaurine a été approuvée par la FDA. À son tour la Commission européenne a accordé en septembre 2017 une AMM à la midostaurine dans les indications suivantes : chez des adultes présentant une leucémie aiguë myéloïde nouvellement diagnostiquée avec mutation du gène FLT3 (confirmée au préalable au moyen d’un test validé), en association avec une chimiothérapie standard d’induction et une chimiothérapie de consolidation, suivie pour les patients en rémission complète, d’un traitement d’entretien par la midostaurine en monothérapie.
Autre indication validée : en monothérapie, chez des adultes présentant une mastocytose systémique agressive, une mastocytose systémique associée à une autre hémopathie maligne, ou une leucémie à mastocytes.
Utilisation par voie orale ; toxicité notable ; nombreux effets indésirables (en particulier troubles digestifs, élévation des transaminases hépatiques, lymphopénies, neutropénies fébriles,…) ; toxicité embryo-fœtale ; interactions médicamenteuses.
Cf midostaurine.
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