Strychnine

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Dernière modification de cette page le 02 mars 2017


Pharmacognosie - Pharmacologie - Toxicologie



Strychnine.

Anglais : strychnine
Espagnol : estricnina
Étymologie : latin Strychnos genre botanique dans lequel elle a été isolée, suffixe –ine
n. f. Alcaloïde indolomonoterpénique fortement toxique présent dans les graines de Loganiaceae, en particulier dans la noix vomique, graine du vomiquier (Strychnos nux-vomica L.) à partir de laquelle elle est extraite et dans la fève de Saint Ignace (S.ignatii P.J. Bergius). Stimulant (médullaire et bulbaire) du SNC, principalement, par antagonisme des récepteurs post-synaptiques de la glycine, puis toxique à plus forte dose. L’intoxication débute par un état d’anxiété, des nausées et des vomissements, puis est surtout caractérisée par des crises convulsives d’intensité croissante (de plus en plus longues et rapprochées avec le temps) se manifestant par des contractions musculaires du visage (avec cyanose, dilatation des pupilles, trismus) et du corps (opisthotonos en particulier), rappelant les symptômes du tétanos. La mort, quand elle survient, est dûe à une asphyxie consécutive à la contracture du diaphragme.

Autrefois présente à faible dose dans des préparations « toniques » et « reconstituantes », la strychnine n’a aujourd’hui plus d’emploi en thérapeutique.
Pour son action stimulante, la strychnine a été utilisée en milieu sportif pour améliorer les performances mais elle est aujourd’hui interdite, en compétition, par l'Agence mondiale antidopage.
Elle a également été utilisée par incorporation dans des appâts empoisonnés pour détruire des animaux nuisibles, en particulier comme rodenticide et taupicide, mais son usage est interdit en France depuis 1999.
Cf
Strychnos et vomiquier.

Historique : La strychnine a été isolée en 1818 par les deux pharmaciens français, Pierre Joseph Pelletier (1788-1842) et Joseph Bienaimé Caventou (1795-1877), à partir de noix vomiques. Sa structure, particulièrement complexe, n’a été élucidée qu’en 1946 par Sir Robert Robinson (1886-1975) et elle a été confirmée par sa première synthèse totale réalisée en 1954 par Robert Woodward (1917-1979) ; ces travaux remarquables valurent à chacun d’eux de recevoir le prix Nobel de chimie, respectivement en 1947 et 1965.

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