Sumac

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Dernière modification de cette page le 14 novembre 2015


Pharmacognosie



Anglais : sumac ou sumach
Espagnol : zumaque
Étymologie : arabe سماق summāq, passé à l’espagnol zumaque sumac
n. m. Nom vernaculaire désignant de nombreux arbres, arbustes ou lianes de la famille des Anacardiaceae, appartenant principalement aux genres Rhus et Toxicodendron (ces derniers ayant été précédemment placés parmi les Rhus, d’où de nombreuses synonymies).
  1. Sumacs appartenant au genre Toxicodendron
    Parmi eux, plusieurs espèces nord-américaines, telles que le sumac vénéneux (sumac grimpant ou « lierre » empoisonné), T. radicans (L.) Kuntze ou Rhus radicans L. (anglais poison ivy, espagnol hiedra venenosa) ; le sumac pubescent, T. pubescens Mill. ou R. pubescens Farw (anglais Atlantic poison oak, espagnol roble venenoso atlántico) ; le sumac de l’Ouest, T. diversilobum (Torr. & A. Gray) Greene ou R. diversiloba Torr. & A. Gray (anglais Pacific poison oak ou western poison oak, espagnol roble venenoso pacífico) ; le sumac à vernis, T. vernix (L.) Kuntze ou R. vernix L. (anglais poison sumac, espagnol zumaque venenoso) ; également une espèce asiatique (Chine, Corée, Japon…), le vernis du Japon ou laquier, T. vernicifluum (Stokes) F.A. Barkley ou R. verniciflua Stokes (anglais Chinese lacquer tree, espagnol árbol de la laca) utilisé pour l’obtention de la laque servant à produire des objets d’art laqués. Toutes ces espèces renferment des urushiols, substances o-diphénoliques portant une longue chaîne alkyle en C15 ou C17, saturée ou plus ou moins insaturée (une à trois doubles liaisons) ; ils provoquent, par contact avec la peau, des dermatites allergiques pouvant être sévères (véritable problème de santé publique aux États-Unis), la gravité dépendant de la longueur et du degré d’insaturation de la chaîne portée par les urushiols présents dans le sumac en question.
    Les noms vernaculaires portés par certains de ces sumacs, en français (chêne, lierre), en anglais (oak, ivy), en espagnol (roble, hiedra) sont évidemment tout à fait impropres et responsables de confusions, puisqu’il ne s’agit ni de chênes, ni de lierres.
  2. Sumacs demeurés au sein du genre Rhus
    Parmi eux, une espèce des régions méditerranéennes, le sumac des corroyeurs, Rhus coriaria L. (anglais tanner’s sumach, espagnol zumaque de tenería) dont les fruits sont utilisés comme épice au Moyen-Orient et les feuilles, riches en tanins, ont servi au tannage des peaux, d’où le nom vernaculaire de ce sumac ; également une espèce nord-américaine introduite en Europe, le sumac de Virginie (sumac vinaigrier ou sumac amaranthe), R. typhina L. (anglais staghorn sumac, espagnol zumaque de Virginia) cultivé comme arbre ornemental. Ces espèces sont dépourvues d’urushiols ; cependant le contact de la peau avec le latex contenu dans le sumac de Virginie peut provoquer des irritations cutanées chez certaines personnes.

Des sumacs d’Amérique du Sud, n’appartenant à aucun des deux genres cités précédemment, par exemple Schinopsis quebracho-colorado (Schltdl.) F.A. Barkley & T. Mey., sont particulièrement riches en tanins dont ils constituent des sources extractives industrielles.
Le redoul, Coriaria myrtifolia L., Coriariaceae, est parfois désigné par le nom vernaculaire, totalement impropre, de « sumac de Montpellier » ; les fruits charnus de cet arbrisseau du pourtour méditerranéen renferment une lactone sesquiterpénique, la coriamyrtine, présentant une forte toxicité neurologique (crises convulsives, coma) ; leur ingestion, notamment par l’enfant, est responsable d’intoxications graves, potentiellement mortelles.


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