Urokinase

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Dernière modification de cette page le 15 janvier 2016
Synonyme(s) : uPA (urinary Plasminogen Activator)
Anglais : urokinase
Espagnol : uroquinasa
Étymologie : grec οῦρον oûron urine et κινέω kinéô mouvoir, mettre en mouvement, suffixe –ase enzyme
n. f. (DCI). Enzyme (sérine protéase) produite par certaines cellules rénales et excrétée dans l'urine à partir de laquelle elle a été isolée (d'où son nom). Elle a été également identifiée à la surface de la majorité des cellules de l’organisme, fixée sur un récepteur spécifique (u-PAR ou CD87), où elle empêche le dépôt de fibrine. L’urokinase active le plasminogène en plasmine, enzyme responsable de la dégradation de la fibrine.

L’urokinase peut être présente à la surface des cellules cancéreuses, fixée sur son récepteur et associée à d’autres molécules protéolytiques comme les métalloprotéases matricielles, pour former un complexe appelé « invadosome ». L’ensemble est impliqué dans les mécanismes de migration des cellules cancéreuses. La plasmine, générée à la surface de la cellule, permet une protéolyse directe du micro-environnement tumoral ou agit de façon indirecte en activant les métalloprotéases matricielles. Une concentration élevée d’urokinase, à la surface cellulaire, favorise donc la formation de métastases. L’urokinase est également nécessaire à la migration des cellules endothéliales et son inhibition bloque la néoangiogenèse tumorale.


Pharmacognosie - Pharmacologie



Mélange de deux formes, l’une prédominante de masse moléculaire élevée (Mr 54 000) et l’autre de masse moléculaire faible (Mr 33 000), l'urokinase peut être obtenue par extraction à partir d’urine humaine fraîche ; production industrielle également possible par biotechnologie (culture in vitro de cellules rénales humaines ; technique de l’ADN recombiné).

Inscrite à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2008, 0695).

L’urokinase est utilisée comme thrombolytique dans le traitement des occlusions artérielles (par exemple lors de la phase aiguë de l’infarctus du myocarde) et veineuses provoquées par un thrombus en formation ou récemment formé, ainsi que dans celui des embolies pulmonaires ; administration par voie IV ou par d’autres voies à proximité de la thrombose ou de l’embolie ; également utilisée pour restaurer la perméabilité des cathéters veineux en cas d’obstruction liée à un thrombus en formation ou récemment formé. Présentant sur la streptokinase l’avantage d’être dénuée de potentiel antigénique, l’urokinase est actuellement peu utilisée en thérapeutique ; elle est largement supplantée par les thrombolytiques de deuxième et troisième générations tels que l’altéplase.
En raison de son rôle dans la prolifération cellulaire tumorale, des inhibiteurs de l’urokinase sont étudiés pour leurs éventuelles potentialités anticancéreuses.


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