A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - Autres

Classification : Différence entre versions

De acadpharm
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
[version vérifiée][version vérifiée]
(Mise à jour date de révision)
(Mise à jour date de révision)
Ligne 1 : Ligne 1 :
 
{{Titre et classement
 
{{Titre et classement
|VM_Date_de_révision=06 mars 2017
+
|VM_Date_de_révision=04 mars 2016
 
|VM_Titre_gras=Oui
 
|VM_Titre_gras=Oui
 
|VM_Titre_italique=Non
 
|VM_Titre_italique=Non

Version du 7 mars 2017 à 04:46

Dernière modification de cette page le 04 mars 2016
Anglais : classification
Espagnol : clasificación
Allemand : Klassifizierung
Étymologie : latin classis division du peuple romain, classe, catégorie et făcĕre faire, rendre, suffixe latin –ātĭo action de
n. f. Répartition méthodique d’un ensemble en diverses catégories.



Biopharmacie



système de classification biopharmaceutique (BCS)

Anglais : Biopharmaceutical Classification System (BCS)
Espagnol : sistema de clasificación biofarmacéutica
Allemand : Biopharmazeutisches Klassifizierungssystem (BCS)
Classification des substances actives en fonction de leur solubilité aqueuse et de leur absorption intestinale. Quatre classes sont définies :
1- grande solubilité et forte absorption
2- faible solubilité et forte absorption
3- grande solubilité et faible absorption
4- faible solubilité et faible absorption.
Grande solubilité vaut pour une substance dont la dose thérapeutique maximale est soluble dans 250 mL d’eau ou moins à 3 valeurs de pH comprises entre 1 et 7,5 ; une forte absorption correspond à une biodisponibilité absolue supérieure à 90 %.

Cette classification est une des bases susceptibles d’être utilisées pour justifier une bioexemption.
Il existe une classification complémentaire de la BCS, la BDDCS (
Biopharmaceutics Drug Disposition Classification System) basée sur la solubilité des substances actives dans l’eau, leur métabolisation présystémique et/ou la présence d’un mécanisme de transport.



Physicochimie



Classification périodique des éléments

Anglais : element periodic classification
Espagnol : clasificación periódica de los elementos
Allemand : Periodensystem
Version moderne du tableau dit de Mendeleïev (de D. I. Mendeleïev, 1834-1907, chimiste russe), dans laquelle les symboles des éléments chimiques sont présentés par ordre de numéro atomique (Z) croissant, de gauche à droite et de haut en bas. Chaque colonne (syn groupe, famille), numérotée de 1 à 18, comprend des éléments dont la configuration électronique externe est de même type. Chaque ligne, appelée période, correspond aux couches atomiques (K, L…).

Mendeleïev avait classé les éléments en fonction de la masse atomique croissante, seul paramètre connu à l’époque. Son génie fut double : d’abord le regroupement des éléments par propriétés chimiques très proches, ensuite la prévision de l’existence d’éléments non encore isolés (ex le germanium, baptisé par Mendeleïev « êka silicium » (sous le silicium). La concordance, cependant non parfaite, entre le tableau de Mendeleïev et la classification moderne est due au fait que les valeurs des masses atomiques et celles des numéros atomiques croissent en même temps.


Pratique hospitalière



Classification des dispositifs médicaux

Anglais : classification of medical devices
Espagnol : clasificación de dispositivos médicos
Allemand : Klassifizierung von Medizinprodukten
Classification européenne basée sur des notions de risques, de durée d’implantation, d’invasivité, de temps de contact, de présence de substances actives ou d’énergie. En suivant l’augmentation du niveau de risque, les classes vont du type I, IIa, IIb, III au dispositif médical implantable actif (DMIA). Cf certification, marquage CE.

Contrairement aux médicaments, les classifications des dispositifs médicaux sont multiples. Elles ne permettent pas une mise en commun des données notamment médico-économiques. Il est recommandé d’utiliser une classification à 5 niveaux, type Cladimed.


Santé publique



Classification C.M.R. : cancérogène, mutagène, toxique de la reproduction

Anglais : carcinogenic, mutagenic, toxic for reproduction
Espagnol : carcinógenos, mutágenos, tóxicos para la reproducción
Allemand : Karzinogene, mutagene, reproduktions-toxische (CMR)
La classification CMR (cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction) permet d’identifier les risques liés aux agents chimiques dangereux pour la santé. Un produit reconnu comme étant CMR est étiqueté avec un pictogramme associé à une phrase de danger caractéristique du risque encouru. Le pictogramme et la phrase associée sont reconnus internationalement et décrits dans la brochure de l’INERIS, ci-dessous en référence. Cela permet aux manipulateurs ou usagers de prendre les mesures de protection adéquates. De même, en cas d’accident de transport ou industriel, l’étiquetage associé à la classification CMR permet de mettre en place des mesures de protection de la population, même en l’absence d’identification du produit.
À l’intérieur de chaque classe de dangerosité (C, M ou R), le degré de dangerosité est classé par ordre décroissant (par le règlement européen (CE) n° 1272/2008 relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges, souvent désigné par son sigle anglais CLP Classification, Labelling, Packaging), en 3 catégories, 1A, 1B ou 2 :
Catégorie 1A : le potentiel C, M ou R pour l’être humain est avéré. La classification dans cette catégorie s’appuie largement sur des données humaines.
Catégorie 1B : le potentiel C, M ou R pour l’être humain est supposé. La classification dans cette catégorie s’appuie largement sur des données animales.
Catégorie 2 : le potentiel C, M ou R pour l’être humain est suspecté. La classification d’une substance dans la catégorie 2 repose sur des résultats provenant d’études humaines et/ou animales et/ou in vitro (essais de mutagenèse), mais insuffisamment convaincants pour classer la substance dans la catégorie 1A ou 1B.
À noter qu’il existe une catégorie supplémentaire « effets sur ou via l’allaitement » : les substances dont l’incidence sur l’allaitement a été démontrée ou qui peuvent être présentes dans le lait maternel en quantité suffisante pour menacer la santé du nourrisson, sont classées et étiquetées en vue d’indiquer le danger qu’elles représentent pour les enfants nourris au sein.

Références et annexes :
https://clp-info.ineris.fr/guide_brochure/4