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Efficacité

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Dernière modification de cette page le 27 mars 2022
Anglais : efficacy,efficiency
Espagnol : eficacia
Allemand : Wirksamkeit
Étymologie : latin effĭcācĭtās force, vertu, efficacité
n. f. Aptitude à atteindre un objectif, réaliser une performance ou produire un effet (par exemple effet clinique dans le cas d'un médicament).



Pharmacologie



Aptitude d'un agoniste à exercer un effet. S’apprécie en étudiant la relation complexe entre la concentration d’un agoniste et son effet, résultant à la fois de la liaison du ligand à son récepteur (le stimulus, fonction de l’affinité) et l’efficience (anglais efficiency, espagnol eficiencia) ou rendement des mécanismes de couplage entre le stimulus et la réponse cellulaire induite. Pour le même récepteur, l’efficacité des agonistes peut être différente d’un tissu à l’autre. Elle peut être évaluée en comparant leurs concentrations produisant un effet identique, par exemple 50 % de l’effet maximal d’un agoniste entier. Du fait de son efficacité élevée, l’effet d’un agoniste entier atteint la réponse maximale possible du tissu, à une concentration à laquelle tous les récepteurs ne sont pas liés à l’agoniste (d’où le concept de récepteurs de réserve). Les agonistes partiels ont une efficacité inférieure à celle des agonistes entiers, raison pour laquelle leur effet maximal est inférieur à la réponse maximale du tissu, même en présence d’une concentration d’agoniste saturant tous les récepteurs. Dans le cas des récepteurs couplés aux protéines G (G-PCR), l’efficacité d’un agoniste peut être différente, suivant la voie de signalisation activée et donc l’effet qualitatif observé. Ce phénomène est appelé agonisme biaisé.

Cf agonisme, agoniste.


Cosmétologie



Efficacité (tests d’)

L’article 11 (§2 d) du Règlement cosmétique européen indique que, « lorsque la nature ou l'effet d’un produit cosmétique le justifie », les preuves de l'effet revendiqué par le produit cosmétique doivent figurer dans le Dossier Information Produit. Les tests d’efficacité ont pour objectif de fournir ces preuves, grâce à des éléments probants et vérifiables, et ainsi de justifier les allégations revendiquées (par exemple, un effet hydratant). Plusieurs catégories de tests, utilisés seuls ou en association, sont reconnus pour valider les revendications d'un produit cosmétique avant sa mise sur le marché. Il s'agit notamment de tests in vitro réalisés en milieu artificiel ou de tests ex vivo réalisés sur des modèles biologiques, tels des prélèvements non invasifs de surface cutanée, pour observer par exemple la non-pénétration à travers la peau d'une substance active. Actuellement, il est fait appel de plus en plus à des tests in vivo, autrement dit des tests cliniques, soit chez des personnes volontaires soumises à des mesures expérimentales au moyen d'appareils spécifiques, par exemple des chromamètres permettant d’étudier les différentes colorations de la peau, soit dans un panel de consommateurs, en évaluant leur ressenti après application du produit à tester comparé à d’autres produits (par exemple, une crème rafraîchissante).