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Fluoxétine : Différence entre versions

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Version du 18 avril 2020 à 13:00

Fluoxétine (énantiomères R et S).

n. f. (DCI). Molécule de synthèse dérivée de la diphenhydramine, mélange racémique d’énantiomères R,S. C’est un inhibiteur sélectif du transporteur en charge de la recapture de la sérotonine (ISRS ou SSRI, selective serotonin reuptake inhibitor). Cette action entraîne une élévation des concentrations extracellulaires de la sérotonine, et l’activation de tous ses récepteurs, à l’exception des récepteurs 5-HT2C au niveau desquels la fluoxétine exerce une action antagoniste directe. En revanche, elle n’a pratiquement pas d’affinité pour les récepteurs d’autres neuromédiateurs, en particulier les récepteurs α- et β-adrénergiques, dopaminergiques, histaminergiques, muscariniques et les récepteurs de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA).
La fluoxétine entraîne une facilitation (directe ou indirecte) des neurotransmissions monoaminergiques, l’activation de la protéine kinase A et la phosphorylation du facteur de transcription CREB (Cyclic-AMP-Response Element Binding protein) qui stimule la synthèse du facteur neurotrophique BDNF (Brain-derived neurotrophic factor) et l’activation de son récepteur TrkB (Tropomyosin receptor kinase B). De plus, la fluoxétine est un transactivateur direct de ce récepteur. Les signalisations en aval conduisent à une augmentation de la neurogenèse et/ou de la densité des connexions synaptiques (dans certaines structures cérébrales : hippocampe, cortex frontal), qui sous-tend l’action antidépressive de la fluoxétine.

Chez les patients adultes, elle est prescrite pour le traitement d’épisodes dépressifs majeurs, de troubles obsessionnels compulsifs et de la boulimie (en complément d’une psychothérapie). Chez les enfants de plus de 8 ans et chez les adolescents, elle est administrée pour le traitement des épisodes dépressifs majeurs en cas de non-réponse à l’issue de 4 à 6 séances de psychothérapie.