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Trabectédine : Différence entre versions

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Version actuelle datée du 21 octobre 2020 à 20:15

Dernière modification de cette page le 21 octobre 2020


Cancérologie - Pharmacognosie



Trabectédine.

Synonyme(s) : ectéinascidine 743 (nom de code ET-743)
Anglais : trabectedine
Espagnol : trabectedina
n. f. (DCI). Alcaloïde de structure complexe, comportant notamment trois éléments structuraux tétrahydroisoquinoléiques imbriqués ; isolé du tunicier marin Ecteinascidia turbinata Herdman, Perophoridae (élaboré en fait non par le tunicier lui-même, mais par un symbiont bactérien de celui-ci). Production industrielle par hémisynthèse à partir de la cyanosafracine B obtenue elle-même par fermentation de souches de Pseudomonas fluorescens. Propriétés antitumorales dues à son intercalation covalente dans le petit sillon de l’ADN, interférant ainsi avec la machinerie de réparation de l'ADN par excision de nucléotides couplée à la transcription ; de ce fait, elle induit des coupures de l'ADN et bloque le cycle cellulaire en phase G2.

Utilisation par voie IV dans le traitement des sarcomes des tissus mous évolués, notamment liposarcomes et léiomyosarcomes, après échec de traitements à base d’anthracyclines et d’ifosfamide, ou chez les patients ne pouvant pas recevoir ces médicaments ; également chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire récidivant, mais encore sensible aux sels de platine, en association avec la doxorubicine liposomale pégylée. Dans ces deux indications, la trabectédine bénéficie du statut de médicament orphelin au sein de l'Union européenne, des États-Unis et de quelques autres pays. Toxicité élevée (hématologique, nerveuse, gastro-intestinale, hépatique…) à l’origine d’effets indésirables potentiellement graves.
Cette substance naturelle a suscité un énorme intérêt au début des années 2000 et a été considérée comme un aboutissement important de la recherche dans le domaine des substances bioactives d’origine marine ; cependant son efficacité clinique, controversée a été jugée faible, lors d’une réévaluation effectuée en 2018 à l’initiative de la Commission de la transparence, dans l’indication du traitement de sarcomes des tissus mous ; il en a été de même en 2020, dans l’indication du traitement en troisième ligne du cancer de l’ovaire.
La lurbinectédine, un analogue hémisynthétique de la trabectédine, comportant un noyau indolique à la place d’une tétrahydroisoquinoléine, est en essais cliniques plus ou moins avancés dans diverses indications : cancer de l'ovaire résistant au platine, sarcome des tissus mous, mésothéliome, cancer du poumon à petites cellules progressant après un traitement comportant un sel de platine ; dans cette dernière indication la lurbinectédine a été approuvée par la FDA en juin 2020. Elle bénéficie, en Europe, du statut de médicament orphelin pour le traitement de l’adénocarcinome de l’ovaire.
Un autre produit, d’origine synthétique (nom de code PM00104), de structure apparentée à celle de la trabectédine, est actuellement en cours d’évaluation clinique dans diverses indications (sarcome d’Ewing, carcinome urothélial, myélome multiple, cancers de l’endomètre et du col utérin).