Iodométrie

De Le dictionnaire
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Introducteur

Intron n. m. Séquence dADN transcrite et secondairement éliminée par épissage au cours de la maturation de lARN synthétisé.

Introversion n. f. Anomalie psychique poussant le sujet à se replier sur lui-même au détriment de sa perception, de son expression et de sa communication avec le monde extérieur.

Intubation n. f. Introduction par la bouche (intubation orotrachéale) ou par le nez (intubation nasotrachéale) dune canule pour permettre une ventilation artificielle. Cette canule comporte un ballonnet qui, une fois gonflé, empêche les fuites dair.

Inuline n. f. Nom générique pour un ensemble de polysaccharides de la classe des fructanes, comportant un nombre variable d’unités d’oses ; présente en particulier dans de nombreuses Asteraceae (artichaut, chicorée, pissenlit…), surtout dans les parties souterraines. Obtention par extraction, principalement à partir de la racine de chicorée.…

Invalide adj. et n. m. Qualifie ou désigne un sujet impotent souffrant dune déficience mentale et/ou physique réduisant son autonomie, notamment dans sa vie professionnelle et/ou sociale.

Invalidité n. f. Désigne un état de faiblesse, désordre ou autre défaillance affectant un sujet par atteinte mentale et/ou physique.

Invasif adj. m. Qui a tendance à sétendre, à se répandre, envahissant.

Invasion n. f. Action visant à sétendre, à se répandre.

Inverse adj. et n. m. Se dit, par exemple, dune direction opposée à une autre.

Inversion n. f. Changement de sens, de direction, de position relative, de lordre.

Inverti adj. Qualifie un glucide dont le sens du pouvoir rotatoire a subi une inversion lors de son hydrolyse. Par exemple le saccharose, dextrogyre, est transformé par hydrolyse en un mélange équimoléculaire de glucose et de fructose, appelé sucre inverti.

Investigateur n. m. Qui procède à une recherche poussée et suivie.

Investigation clinique n. f. Concerne l’évaluation des nouveaux traitements : médicaments, médicaments de thérapie cellulaire ou génique, dispositifs médicaux ou de nouvelles modalités de soins. L’évaluation porte sur la sécurité et l’efficacité d’un produit de santé chez des volontaires sains ou malades. Elle peut être réalisée dans des centres dédiés…

In vitro Expression qualifiant une recherche, un examen, un processus réalisé, par exemple sur des organes, tissus ou cellules, dans des conditions artificielles, hors de lorganisme dorigine.

In vivo Qualifie une activité, un processus qui se déroule au sein dun organisme vivant, par exemple un examen, une recherche, un essai clinique.

Involucelle n. m. Ensemble de bractéoles ou de bractées insérées à la base dune ombellule (chez la carotte) ou à lextérieur de linvolucre de certaines Asteraceae (ex Composées) et de certaines Dipsacaceae ; dans ce dernier cas, elle est le résultat dune tendance à la condensation de linflorescence…

Involucre n. m. Ensemble de bractées placées en verticille à la base dune ombelle ou dun capitule. Dans ce dernier cas, ce sont les bractées stériles vertes (ou écailleuses, à crochets ou à épines) qui forment un involucre.

InVS

Iobenguane (iode-123) n. m. Composé radiopharmaceutique constitué de sulfate de 3-iodobenzylguanidine marqué à liode-123. Lisotope Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2008, 1113).

Iobenguane (iode-131) n. m. Composé radiopharmaceutique constitué de sulfate de 3-iodobenzylguanidine marqué à liode-131. Lisotope Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2008, 1111 et 1112).

Iobitridol n. m. Dérivé de lacide isophtalique triiodé et aminé, de structure voisine de celle de liohexol (amidification des deux fonctions acides de lacide isophtalique et de la fonction amine par des composés comportant chacun deux fonctions alcool). Non ionisé, mais soluble dans leau.

Iodate n. m. Nom courant de lion trioxoiodate, IO), oxydant fort en milieu acide.

Iodatométrie n. f. Méthode titrimétrique fondée sur le pouvoir oxydant de lion iodate IO. Possibilité très peu utilisée en analyse.

Iode n. m. , quatrième non-métal de la famille des halogènes, 17. Présente des analogies avec ses homologues, mais est moins électronégatif. Élément essentiel des hormones thyroïdiennes.

Iodémie n. f. Concentration sanguine de liode total inorganique et organique (essentiellement liode des hormones thyroïdiennes).

Iodimétrie n. f. Méthode titrimétrique faisant appel au titrage de liode libéré par une réaction chimique. Liode est titré, selon les conditions de pH, soit par une solution de thiosulfate de sodium soit par une solution de trioxyde de diarsenic.

Iodisme n. m. Intoxication aiguë ou chronique par inhalation de vapeurs diode, badigeonnages cutanés excessifs et répétés de teinture diode ou ingestion diodures, diodoforme ou de substances organiques iodées notamment médicamenteuses. Les signes de lintoxication sont cutanés, systémiques et neurologiques. Elle se manifeste par une altération des tissus…

Iodixanol n. m. Produit de contraste radiologique dimérique, hexaiodé, non ionique.Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 07/2010, 2215).

Iodoforme n. m. Triiodométhane, CHI, préparé par une réaction de type haloforme (d’où le nom).


Iodure n. m. Base conjuguée (IInscrit sur la liste des Médicaments essentiels de lOMS.

Iodurie n. f. Concentration de liode dans lurine.

Ioflupane n. m. Produit radiopharmaceutique à usage diagnostique, analogue de la cocaïne présentant une affinité élevée pour le transporteur présynaptique de la dopamine.

Iohexol n. m. Dérivé triiodé de lacide isophtalique, non ionisé, mais soluble dans leau.Inscrit sur la liste des Médicaments essentiels de lOMS et à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2013, 1114).

Ioméprol n. m. Dérivé triiodé de lacide isophtalique, stéréoisomère de liopamidol, produit de contraste iodé, non ionique, hydrosoluble.

Ion n. m. Espèce chimique chargée issue dun atome, dun radical ou dune molécule par perte ou gain dun ou de plusieurs électrons, pouvant notamment être formée lors de réactions chimiques. Un anion est chargé négativement, un cation positivement.

Ionique adj. Qualifie le plus souvent une espèce qui se trouve à létat dion, quelquefois également le type dune réaction chimique et une méthode danalyse (exemple : chromatographie ionique).

Ionisable adj. Se dit dun composé capable de donner des ions par réaction chimique, voire sous linfluence dun phénomène physique.

Ionisation n. f. Au sens général, processus physique ou chimique transformant une substance neutre tel un atome, une molécule ou un radical (libre), en une ou plusieurs espèces chargées appelées ions.

Ionisé adj. Qui a subi une ionisation.

Ionogramme n. m. Ensemble de mesures délectrolytes dans un milieu biologique, exprimés en mÉq/L ou en mmol/L. Lionogramme plasmatique comporte généralement la mesure des ions sodium, potassium, chlorure et bicarbonate, permettant ainsi de calculer léquilibre entre les principaux cations et anions (équilibre ionique et trou anionique).

Ionophore n. m. Petite molécule hydrophobe qui se dissout dans les doubles couches lipidiques membranaires et augmente leur perméabilité à des ions inorganiques spécifiques. Dorigine naturelle (micro-organismes) ou de synthèse, un ionophore agit par transport direct de lion concerné en protégeant sa charge de lenvironnement hydrophobe, ou…

Ionophorèse n. f. Mode dadministration comportant un transport de la substance active par un courant électrique de caractéristiques appropriées.

Iontophorèse

Iopamidol n. m. Dérivé diamide de lacide triiodo-isophtalique et de lacide lactique amidifié, non ionisé, hydrosoluble, produit de contraste injectable par voie intravasculaire et sous-arachnoïdienne.Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2008, 1115).

Iopanoïque (acide) n. m. Produit de contraste iodé. Lacide iopanoïque est un produit de contraste radiologique monomérique, triiodé, ionique.Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2016, 0700).

Iopentol n. m. Dérivé O-méthylé de liohexol, produit de contraste triiodé, hydrosoluble, non ionisé.

Iopromide n. m. Dérivé triiodé de lacide isophtalique, non ionisé, mais soluble dans leau.Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 07/2009, 1753).

Iotrolane n. m. Produit de contraste radiologique dimérique, hexaiodé, non ionique.Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2008, 1754).

Iotroxate (méglumine) n. m. Produit de contraste pour cholécystographie et cholangiographie.Inscrit sur la liste complémentaire des Médicaments essentiels de lOMS.

Ioversol n. m. Dérivé triiodé de lacide isophtalique, non ionisé, mais soluble dans leau.

Ioxaglique (acide) n. m. Composé formé par lunion, via une molécule de glycine, de deux molécules dun dérivé isophtalique triiodé.Inscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2016, 2009).

Ioxitalamique (acide) Dérivé triiodé de lacide isophtalique.

Ipatropium

IPEC (International pharmaceutical excipients council) Conseil International des Excipients PharmaceutiquesFédération mondiale, créée en 2010, comprenant quatre groupements régionaux, respectivement IPEC Americas, créé en 1991, IPEC Europe, IPEC Japon (JPEC), créés en 1992 et IPEC China créé en juillet 2008. Elle rassemble les industriels fabricants et distributeurs dexcipients et les industries…

Ipécacuanha n. m. Sous-arbrisseau vivace par un rhizome (Carapichea ipecacuanha (Brot.) L. Andersson, Rubiaceae) poussant dans les forêts tropicales humides du Brésil et de l’Amérique centrale. Les parties souterraines, riches en amidon, contiennent des alcaloïdes isoquinoléino-monoterpéniques, dont le principal est l’émétine, à activité émétique, expectorante et amœbicide ;…

Ipilimumab n. f. Anticorps monoclonal entièrement humanisé anti-CTLA-4 (IgG1 kappa) produit dans des cellules ovariennes de hamster chinois par la technique de lADN recombinant. Lipilimumab se lie à une molécule appelée lantigène 4 des lymphocytes T cytotoxiques (CTLA-4 ou cytotoxic T cells antigen-4), se trouvant à la surface…

Ipomoea Genre Ipomoea L. de la famille des Convolvulaceae renfermant de très nombreuses espèces réparties surtout dans les régions chaudes et tropicales, exceptionnellement en Europe méridionale. Du point de vue nomenclature, il existe une confusion liée à de nombreuses synonymies. Ce sont souvent des lianes à…

Ipratropium n. m. Dérivé hémisynthétique ammonium quaternaire de latropine (N-isopropylatropine) ; bronchodilatateur anticholinergique par action antagoniste des récepteurs muscariniques de lacétylcholine.Inscrit sur la liste des Médicaments essentiels de lOMS et à la Pharmacopée Européenne, monographie 01/2008, 0919 (bromure d).

Iproniazide (phosphate d') n. m. Dérivé N-isopropylé de lisoniazide, inhibiteur non spécifique et irréversible de la monoamine-oxydase.



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Iodométrie

Dernière modification de cette page le 15 janvier 2016


Anglais : direct iodometric titration method
Espagnol : yodometría
Étymologie : Grec ἰώδης iốdês âcre et μέτρον métron mesure.

n. f. Méthode titrimétrique fondée sur le pouvoir oxydant de l'iode dans le couple rédox I2/I- : I2 + 2 e- ↔ 2 I- qualifié de moyennement fort,
E° (I2 aq, I-) = 0,615 V
Cf échelle des potentiels standard.
Cependant, de nombreuses espèces minérales et organiques sont oxydées. Réciproquement, l'ion iodure est un réducteur plutôt fort ce qui constitue le fondement de l'iodimétrie. L'iode, agent titrant, est aussi intéressant d'un point de vue pratique, car sa solution en présence d'ions iodure se décolore tant qu'il y a oxydation. Dès le point équivalent atteint, la coloration brune persiste. L'iode peut être, ainsi, son propre indicateur. Lorsque sa coloration est masquée par celle de la solution à titrer, on peut utiliser l'empois d'amidon qui prend une teinte bleue à froid en présence du mélange iode/iodure ou alors un indicateur redox de potentiel standard moyen. À noter que l'iode est très peu soluble dans l'eau. Pour préparer ses solutions de titres suffisants, on le dissout dans l'eau en présence d'ions iodure. La formation de l'ion complexe periodure ou triiodure I3- augmente sa solubilité en modifiant peu son pouvoir oxydant (E° = 0,536 V). Les solutions d'iode ne sont pas stables par volatilisation de I2 même sous forme de complexe I3-.


Méthode très importante étant donné ses très nombreuses applications.


Iodométrie en milieu alcalin

Synonyme(s) : hypoiodométrie
Anglais : oxidation with hypoiodite ion ion, iodometry in alkaline medium
Espagnol : yodometría en medio alcalino

Méthode titrimétrique fondée sur l'utilisation de l'iode à l'état d'oxydation + I, c'est-à-dire sur celle de l'acide hypoiodeux HIO ou de l'ion hypoiodite IO-. À pH = 10, leur pouvoir oxydant (E° ≈ 0,70 V) est supérieur à celui de l'iode. Les deux espèces se forment par dismutation de l'iode en milieu alcalin, mais ne sont pas stables d'un point de vue thermodynamique, se dismutant spontanément en ions iodate et iodure. Elles n'existent temporairement que pour des raisons cinétiques. On opère par rapport à un blanc. Dans l'enceinte de titrage et dans celle du blanc, on génère la même quantité d'hypoiodite par addition d'hydroxyde de sodium aux solutions d'iode contenant respectivement le composé à doser et le blanc. Après un temps de réaction identique, on acidifie. L'iodate formé devient oxydant des ions iodure formés simultanément en donnant de l'iode, titré finalement au thiosulfate. On termine donc par une iodimétrie. La différence de chute de burette de thiosulfate permet d'apprécier immédiatement la concentration de l'échantillon.

Méthode peu utilisée. Permet cependant de doser des aldéhydes (y compris certains oses) par une réaction stœchiométrique en les transformant en acides carboxyliques correspondants et aussi en certaines méthylcétones (Exemple : acétone).