A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - Autres

Néphrotoxicité

De acadpharm
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Dernière modification de cette page le 09 février 2017
Anglais : nephrotoxicity
Espagnol : nephrotoxicidad
Étymologie : grec νεφρός nephrós rein et τοξικόν toxicón poison, poison à l'usage des flèches
n. f. Pouvoir nocif de toxiques ou de substances médicamenteuses à l'égard du néphron. Principaux toxiques provoquant une insuffisance rénale aiguë : dérivés de l'arsenic, du mercure, du plomb, borates, phosphore, éthylène-glycol, formaldéhyde, tétrachlorure de carbone, divers produits phytosanitaires dont le paraquat et des nitrophénols (présents dans des herbicides), toutes les substances méthémoglobinisantes et hémolysantes, ricine. Principaux médicaments capables de provoquer une néphropathie interstitielle toxique ou immunoallergique aiguë : antibiotiques (ampicilline, colistine...), phénindione, floctafénine, divers anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Diffuses et frappant les deux reins, ces lésions guérissent sans séquelles dans la plupart des cas. La prise d'aminosides (gentamicine...) à doses importantes peut entraîner une insuffisance rénale, ce qui nécessite une surveillance de la fonction rénale (dosage de la créatininémie). Leur utilisation chez l'insuffisant rénal nécessite une adaptation posologique et une surveillance particulière (dosage de l'aminoside).