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Givosiran

De acadpharm
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Dernière modification de cette page le 10 décembre 2019
Givosiran.

n. m. (DCI). Petit ARN interférent, homoduplex d’acide ribonucléique court (siRNA, short interfering RNA), dont la séquence nucléotidique d’un des deux brins (antisens) a été choisie pour bloquer, au niveau de l'ARNm, la formation de l'ALA synthase 1 (ALAS1), enzyme qui catalyse la synthèse de l’acide δ-aminolévulinique, premier précurseur commun de la biosynthèse des porphyrines conduisant à l'Hème.
Le brin « sens » complémentaire du brin « antisens » (brin guide) est lié en position 3’-OH à un bras espaceur sur lequel sont greffées trois molécules de N-acétyl-D-galactosamine (GalNAc, galactosamine-N-acetyl). Ces résidus GalNAc facilitent la pénétration du givosiran dans les cellules hépatiques via les récepteurs des asialoglycoprotéines spécifiquement exprimés dans ces cellules.

Le givosiran est indiqué dans le traitement de la porphyrie aiguë intermittente, maladie héréditaire transmissible sur le mode autosomique dominant, due à une mutation du gène HMBS codant l'hydroxymethylbilane synthase (porphobilinogène désaminase), enzyme qui combine 4 molécules de porphobilinogène en un composé appelé hydroxyméthylbilane. En l’absence d’HMBS, le métabolisme des porphyrines ne peut s’effectuer et les précurseurs, acide δ-aminolévulinique (ALA) et porphobilinogène (BPG), s’accumulent dans le foie, à l’origine de crises aiguës de porphyrie (douleurs neuroviscérales intenses, douleurs lombaires, nausées, vomissements, constipation). Le blocage de la synthèse de l'acide δ-aminolévulinique synthase par le givosiran normalise les taux de ces intermédiaires neurotoxiques.
Le givosiran est indiqué mensuellement, par voie sous-cutanée, dans le traitement des patients adultes atteints de porphyrie hépatique aiguë.