Valériane

De Le dictionnaire
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Uvéite n. f. Inflammation dune partie ou de la totalité de luvée, partie intermédiaire pigmentaire de lœil (pan-uvéite). Elle est classifiée en aiguë ou chronique, antérieure, intermédiaire et postérieure. Elle peut être granulomateuse ou non granulomateuse. Ses causes sont multiples :5- locorégionale : infections otorhinolaryngologiques ou dentaires.

Vaborbactam n. m. Inhibiteur de Bêta-lactamases, dont la structure n’inclut pas de cycle β-lactame, mais un cycle intégrant un atome de bore. Ne possédant pas, en lui-même, d’activité antibactérienne, ce composé protège le méropénème de la dégradation par certaines β‑lactamases à sérine, telle que la carbapénémase de…

Vaccin n. m. Préparation médicamenteuse destinée à stimuler le système immunitaire de manière à obtenir une réponse spécifique de l’organisme contre un antigène donné. Il convient de distinguer :2 - les vaccins curatifs : ces vaccins, appelés aussi vaccins thérapeutiques , sont destinés à être administrés à des patients souffrant…

Vaccin anti-VRS n. m. Vaccin adjuvanté contre le virus respiratoire syncytial (VRS ; en anglais RSV, respiratory syncytial virus), contenant l’antigène qui est une sous-unité recombinante de la glycoprotéine de préfusion RSV F (RSVPreF3) et l’adjuvant AS01E.Voir : Virus respiratoire syncytial ; Pneumovirus ; Antigène ; Glycoprotéine ; Nucléocapside ; Gram ; Saponoside ; Glycoside ; Triterpène ; Panama…

Vaccin anti-VRS à ARN messager n. m. Vaccin anti-VRS (VRS, pour virus respiratoire syncycial) qui est basé sur une séquence d’ARN messager (ARNm) codant une glycoprotéine F de préfusion stabilisée.Le vaccin utilise les mêmes nonaparticules lipidiques (NPL) que les vaccins à ARNm anti-COVID-19.

Vaccination n. f. Administration par voie parentérale ou orale d’une préparation antigénique (vaccin) permettant d’induire une réponse immunitaire capable de prévenir certaines maladies infectieuses (vaccination préventive) ou d’aider à lutter contre des infections chroniques ou contre des tumeurs (vaccination curative). La voie d’administration des vaccins repose sur des…

Vaccin contre le virus du chikungunya n. m. DICT50 (dose infectieuse en culture cellulaire 50 %).

Vaccin contre le virus Ebola Zaïre n. m. Voir : Vaccin ; Stomatite (vésiculeuse) ; Glycoprotéine ; Excipient ; Trométamol ; Virus.

Vaccine n. f. Maladie due à un Orthopoxvirus Poxviridae, exemple de maladie volontairement transmise à lHomme, par vaccination, pour le protéger contre la variole. Initialement on procédait à une vaccination par scarification, en Angleterre, puis en France (1800) où elle devint obligatoire (1902). Le vaccin était obtenu…

Vaccinium Genre de la famille des Ericaceae ; sous-arbrisseaux ou arbustes originaires principalement de l’hémisphère nord, désignés pour la plupart sous le nom d’ « airelles », à l’origine de nombreuses confusions ; intérêt pharmaceutique et/ou alimentaire du fruit (baie) de plusieurs espèces :2‑ les espèces dintérêt surtout…

Vaccinologie n. f. Science qui englobe tous les aspects liés à la prévention des maladies par les vaccinations. Elle a pour but de répondre aux besoins de prévention de chacun d’une manière individualisée, avec des approches personnalisées permettant d’identifier le degré de protection, de définir les stratégies de…

Vaccins antipaludiques n. m. Ce vaccin a pour objectif le développement d’anticorps qui vont agir avant l’étape hépatique du cycle parasitaire chez l’homme et protéger contre le virus de l’hépatite B.

Vaccins contre la maladie du charbon n. m. Vaccin qui est une suspension pour injection intramusculaire ou sous-cutanée, préparée à partir de filtrats non cellulaires de cultures microaérophiles d’une souche avirulente, non encapsulée de Bacillus anthracis.Le produit final contient 1,2 mg/mL d’aluminium, ajouté sous forme d’hydroxyde d’aluminium dans du chlorure de sodium à…

Vaccin tétravalent contre la dengue n. m. DICC50 de chacun des sérotypes.

Vacuole n. f. Cavité incluse dans le protoplasme dune cellule et remplie dun liquide vacuolaire, de composition variée et, plus généralement, dune solution aqueuse dacides organiques concourant à maintenir la turgescence de la cellule.

Vadadustat n. m. Petite molécule de synthèse, un inhibiteur de la prolyl-hydroxylase spécifique au facteur induit par l’hypoxie (HIF – en anglais, hypoxia-inducible factor) qui induit une augmentation du taux cellulaire d’HIF, ce qui stimule la production d’érythropoïétine (EPO) endogène et augmente la mobilisation du fer et la…

Vagin n. m. Canal musculo-membraneux impair et médian sétendant du col de lutérus à la vulve, situé entre la vessie et lurètre, en avant, et le rectum, en arrière. Le cul-de-sac vaginal entoure le col de lutérus. Le vagin assure la pénétration du pénis lors de la relation…

Vaginite n. f. Inflammation de la muqueuse vaginale, associée ou non à celle de la vulve (vulvo-vaginite).

Vaginose n. m. Infection vaginale non muco-purulente, non fétide et non sexuellement transmissible, provoquée par le déséquilibre de la flore microbienne notamment par disparition des bacilles de Döderlein (Lactobacillus acidophilus vaginalis) et développement de bactéries anaérobies type Gardnerella.

Vagolytique adj. et n. m. Qui produit des effets sopposant à ceux de lexcitation du nerf vague (exemple : atropine).

Vagomimétique adj. et n. m. Qui produit des effets semblables à ceux de lexcitation du nerf vague (exemples : acétylcholine, pilocarpine).

Vagotomie n. f. Alternative chirurgicale pour le traitement des ulcères gastriques, consistant en une section plus ou moins sélective, selon le niveau, des rameaux du nerf vague innervant lestomac, plus précisément les cellules assurant la sécrétion acide.

Vagotonie n. f. Déséquilibre dactivité du système nerveux autonome ou végétatif en faveur du système parasympathique et, en particulier, de lactivité du nerf vague.

Vague

Valaciclovir (chlorhydrate de) n. m. Précurseur pharmacologique (prodrogue) où la fonction alcool de l’aciclovir est estérifiée par un résidu de L-valine. Formule : C13H21ClN6O4. Après administration par voie orale, le valaciclovir (VACV) est hydrolysé en aciclovir dans l’intestin et le foie. Celui-ci suit les mêmes étapes de phosphorylation en nucléoside…

Valbénazine n. f. Ester de la [+]-α-dihydrotétrabénazine (DTBZ) couplée à la L‑valine, analogue de la tétrabénazine, inhibiteur sélectif réversible de la protéine transporteur des monoamines de type 2 VMAT2 (Vesicular monoamine transporter 2), sopposant ainsi à laccumulation des monoamines dans les vésicules de stockage présynaptiques et, notamment, …

Valdécoxib n. m. Anti-inflammatoire non stéroïdien dont le mécanisme d’action passe par l’inhibition sélective de la cycloxygénase-2 (COX-2).

Valence n. f. Autrefois, nombre maximal de liaisons que peut contracter un atome ou un ion. Ainsi le carbone est tétravalent (exemples : CH). En fait, on doit parler délectrovalence, de covalence et de coordinence, qui peuvent coexister dans une molécule pour un même atome.

Valépotriate n. m. Nom désignant des iridoïdes lipophiles présents dans des valérianes, en particulier Valeriana officinalis L., Caprifoliaceae précédemment Valerianaceae, caractérisés par la présence dune fonction époxyde et de trois fonctions alcool estérifiées (valtrate, isovaltrate, acévaltrate, dihydrovaltrate... se différenciant par la nature des chaînes ester et/ou le…

Valerianaceae Ancienne famille qui a disparu, dans la nouvelle classification, et qui comportait, notamment, la Valériane officinale ; cette dernière appartient aujourdhui à la famille des Caprifoliaceae, ordre des Dipsacales.


Valérianique (acide) Acide gras saturé linéaire, CH-COOH, bien que ce nom soit aussi donné commercialement à lacide isovalérianique, ramifié.

Valérique (acide)

Valeur n. f. 1- Ce que représente quelque chose ; 2- Mesure conventionnelle attachée à quelque chose, à un symbole, à un signe.

Valeur p n. f. En supposant l’absence de différence entre des séries de valeurs expérimentales ou d’effets cliniques (lhypothèse nulle), la valeur p est la probabilité (appelé aussi risque ou chance) de trouver par hasard une différence non vraie. Valeur prédictive, elle est très généralement, mais faussement, considérée comme un…

Valganciclovir (chlorhydrate de) n. m. Précurseur pharmacologique du ganciclovir (prodrogue) où l’une des deux fonctions alcool est estérifiée par un résidu de L-valine, augmentant sa biodisponibilité par voie orale. Après administration par voie orale, le valganciclovir est hydrolysé en ganciclovir qui est alors phosphorylé une première fois par une phosphotransférase…

Valgus adj. Déviation, par un angle ouvert vers lextérieur, dun membre ou dun segment de membre, par rapport à laxe du corps.

Validité

Valine (Val, V) n. f. Acide aminé essentiel apolaire, COOH-CH(NH. Son groupe isopropyle rend les liaisons peptiques où elle est engagée relativement résistantes à lhydrolyse acide. Une carence entraîne des troubles sensitifs et moteurs.

Valinomycine n. f. Antibiotique de structure dodécadepsipeptide cyclique, constitué principalement de D-valine et L-valine. Synthétisée par la bactérie Streptomyces fulvissimus, cette macromolécule s’incorpore dans des membranes biologiques ou artificielles et agit comme ionophore permettant le transport des ions potassium.

Valnémuline n. f. Antibiotique antimicrobien de la classe des pleuromutilines ; substance hémisynthétique à squelette diterpénique obtenue à partir de la pleuromutiline. Propriétés antibactériennes dues à l’inhibition de la synthèse protéique des bactéries, par liaison à la peptidyltransférase de la sous-unité 50S du ribosome ; activité bactériostatique ou…

Valoctocogène roxaparvovec n. m. Médicament de thérapie génique qui exprime la forme SQ dépourvue du domaine B du facteur VIII de coagulation humain (hFVIII-SQ), sous le contrôle d’un promoteur spécifique du foie, permettant la production à long terme du facteur hFVIII-SQ.Voir : Thérapie (génique) ; Facteur (de coagulation) ; Adénovirus ; Hémophilie.

Valproate

Valproïque (acide) n. m. Antiépileptique anticonvulsivant et régulateur de l’humeur. Il augmente la transmission GABA-ergique en inhibant la dégradation du GABA par la GABA transaminase et inhibe les histones déacétylases, d’où des effets sur la différenciation de certains types cellulaires qui ont conduit à des essais récents, en vue…

Valpromide n. m. Amide de lacide valproïque, inhibiteur de la dégradation du GABA, anticonvulsivant modéré et stabilisateur de lhumeur.

Valrubicine n. f. Antibiotique anticancéreux hémisynthétique de la classe des anthracyclines (14-valérate de la N-trifluoroacétyldoxorubicine), obtenu à partir de la doxorubicine par trifluoroacétylation de la fonction amine de l’aminosucre et estérification par l’acide valérique de lhydroxyle porté par le C-14.Substance intercalante, inhibitrice des topoisomérases II. Dans l’organisme, la…

Valsartan n. m. Antagoniste puissant et spécifique de l’angiotensine II, sur son récepteur de type 1 (ATInscrit à la Pharmacopée Européenne (monographie 01/2010, 2423).

Valve n. f. Soupape ou clapet interposé sur le chemin dun liquide ou dun gaz, se soulevant ou sécartant pour lui laisser le passage.

Valvule n. f. Repli membraneux situé au niveau dun orifice cardiaque ou dans la lumière dun vaisseau, et destiné à empêcher le reflux sanguin. Le cœur possède des valvules entre oreillettes et ventricules : mitrale (ou bicuspide) à gauche et tricuspide à droite ainsi quau départ des artères…

Valvulopathie n. f. Anomalie congénitale ou secondaire dune valve ou valvule cardiaque par sténose ou dégénérescence provoquant son insuffisance ou son rétrécissement avec retentissement sur la cavité située en amont de lorifice cardiaque affecté. Cette anomalie peut être provoquée par une malformation, une rupture des cordages de la…

Vamorolone n. f. Petite molécule de synthèse, possédant des propriétés anti-inflammatoires [1], qui ressemble aux corticostéroïdes [2], portant un groupe carbonyle (=O) ou hydroxyle (-OH) sur le carbone C11 du squelette stéroïdien, alors que la vamorolone arbore une double liaison entre les atomes de carbone C9 et C11…

Vancomycine n. f. Antibiotique antibactérien bactéricide, chef de file de la classe des glycopeptides, obtenu par fermentation de souches de lactinobactérie Amycolatopsis orientalis (ex Nocardia occidentalis). Mécanisme daction et spectre antibactérien caractéristiques des glycopeptides ; biodisponibilié négligeable par voie orale.Inscrite sur la liste des Médicaments essentiels de lOMS…

Van der Waals J. D. van der Waals, 1837 – 1923, physicien néerlandais.

Vandétanib n. m. Puissant inhibiteur de l’activité tyrosine kinase du facteur de croissance endothélial vasculaire VEGFR 2 (Cf lapatinib), du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR ou HER1) et du récepteur RET (rearranged during transfection). Il inhibe également VEGFR 3 et VEGFR 1. Par ces interactions, le…

Vanille n. f. La vanille est le fruit allongé non mûr du vanillier, étuvé puis desséché, Vanilla planifolia Jacks. ex Andrews, Orchidaceae, répandu dans les régions tropicales et originaire dAmérique centrale. Contrairement aux idées reçues, ce fruit nest pas une gousse, mais une capsule. Cette orchidée possède un…

Vanillier

Vanilline n. f. Aldéhyde aromatique phénolique (4-hydroxy-3-méthoxybenzaldéhyde) obtenu par extraction à partir de la gousse de vanille ; présent sous forme de son glucoside (glucovanilline) dans la gousse fraîche d’où il est libéré par hydrolyse spontanée au cours du séchage et de la fermentation. Cette vanilline naturelle est…

Vanillylmandélique (acide)

Van't Hoff (lois de)

Vanylmandélique (acide) n. m. Catabolite principal de la noradrénaline et de ladrénaline résultant de laction de la monoamine-oxydase (MAO) et de la catéchol‑O‑méthyltransférase. Son dosage urinaire, associé à celui des autres métabolites des catécholamines, est utilisé, en biologie médicale, pour laide au diagnostic de tumeurs du système nerveux sympathique…

Vapeur n. f. Gaz résultant de la vaporisation dun liquide ou de la sublimation dun solide



→ Vasotonique

Valériane

Dernière modification de cette page le 20 décembre 2020



Pharmacognosie



Synonyme(s) : herbe aux chats (nom vernaculaire)
Anglais : valerian
Espagnol : valeriana común ou valeriana medicinal
Étymologie : Latin Valeria province romaine de la Pannonie, région située à peu près à l'emplacement actuel de la Hongrie, où cette plante était très répandue.

n. f. Grande herbacée vivace très commune en Europe et en Asie du Nord (Valeriana officinalis L., Caprifoliaceae précédemment Valerianaceae), à tige creuse, à feuilles en rosette et à fleurs blanches ou rosées groupées en cymes terminales, poussant sur des sols frais et humides ; considérée par certains comme une espèce collective regroupant plusieurs sous-espèces à degré de ploïdie différent. Partie utilisée en thérapeutique : l’ensemble des organes souterrains (décrits par la Pharmacopée européenne sous le nom de « racine de valériane ») constitués par le rhizome, les racines et les stolons, renfermant principalement des sesquiterpènes non volatils (acides valérénique et acétoxyvalérénique…), des iridoïdes triesters (valépotriates [valtrate, isovaltrate…], composés instables se décomposant après hydrolyse en aldéhydes, les baldrinals) et une huile essentielle renfermant des monoterpènes et des sesquiterpènes volatils (valéranone…). Activités sédative et anxiolytique autrefois attribuées aux valépotriates, mais dues vraisemblablement aux sesquiterpènes (surtout l’acide valérénique), liées à une interaction avec les récepteurs à l’acide γ-aminobutyrique (GABA) ; d’autres mécanismes d’action sont également invoqués (interaction au niveau des récepteurs des benzodiazépines…) ; cytotoxicité et mutagénicité des valépotriates (et des baldrinals avant leur détoxification par conjugaison). Résultats contradictoires des évaluations cliniques, souvent de faible qualité méthodologique ; absence d’effets toxiques reconnus ; compte tenu de l’absence des valépotriates, due à leur instabilité, dans la plupart des préparations de valériane, leur caractère cytotoxique et mutagène ne semble pas constituer un risque.

Inscrite à la Pharmacopée Européenne, monographies 07/2010, 2400 (extrait aqueux sec de) et 1899 (teinture de), 07/2014, 1898 (extrait hydroalcoolique sec de), 08/2019, 0453 corrigé 10.0 (racine de) et 2526 corrigé 10.0 (racine divisée de).


Emploi par voie orale de diverses préparations de « racine » de valériane, chez l’adulte et l’adolescent de plus de 12 ans, avec des posologies différentes selon l’indication ; usage bien établi (selon les critères du HMPC [Committee on Herbal Medicinal Products] de l’EMA) des extraits hydro-alcooliques obtenus avec des mélanges renfermant de 40 à 70 % d’éthanol, pour le soulagement de la tension nerveuse légère et des troubles du sommeil ; d’autres préparations (extrait aqueux sec…), ainsi que l'huile essentielle, sont traditionnellement utilisées pour soulager les symptômes légers du stress et favoriser le sommeil. Les préparations à base de valériane sont souvent associées à celles d’autres plantes réputées sédatives (aubépine, mélisse, passiflore…).
La valériane partage avec d’autres plantes (cataire, germandrée maritime…) le nom vernaculaire d’ « herbe aux chats » en raison de l’attirance de ces animaux pour l’odeur particulière qu’elle dégage, due ici à l’acide isovalérique libéré lors de la dégradation des valépotriates.